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II assiège Pampelune , Te rendm aître ,Iu comté de Barcelone , elìJ^ait à Roncevaux, en 778 , parles Arabes & les Gascons, & perd® a ns cette journée Roland , son"aveu supposé , si célébré dans nos""Gens romans. Les Saxons avoientPfoíité de fan absence pour se ré-v °'tcr. Charles accourt, s’cn vengeP" r le massacre de Verden , fait""Neber la tête à quatre mille cinqCC1 ' S âes principaux partisans de"s'tikind , remporte de nouvellesVictoires fur ce général, & le sou-'"ît à l’état & I la religion , qui"viirent pas depuis de plus zélé"cteiisenr. Pour prévenir de nou-Velles révoltes, & forcer les vain-j* ,s à rester fidèles, le vainqueur, Cs répandit dans différentes villese ses royaumes. Charles , maîtreí? ' Allemagne, de la France &de'salie, marche à Rome en triom-tj, c > se fait couronner empereurOccident par Léon 111 l'an 800,? renouvelle l’empire des Césars,jteient en 476 dans Augustule. On?, 'téclara César & Auguste, on luie cerna les ornemens des anciens'"ipereurs Romains, fur-tout l’ai-S'eimpériale, Nicéphore, empereur'.Orient,‘qui recherchait son ami-le > lui envoya des ambassadeurstour assurer la paix entre les deux*'"sires. Ces ambassadeurs trouve-j, c "t Cbarlemagnc en Alsace , dans°" palais de Seltz : ce prince crutevoir leur donner une Idée de la"'"guifi
Plus
ucence de f empire, d'autant
v<us qu’íl avoit eu à se plaindre''arrogance des Orientaux quite gardoient tous les Occidentauxvomine des barbares. II voulut qu’onintroduisit à son audience ," une mauicrc qui leur causât au-de surprise que d’einbarras.O" 'cs fit palier par quatre gran-"es salles magnifiquement ornées ,l’on avait distribué les officiers
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de la maison de l’empereur , tousrichement vêtus , tous dans unecontenance respectueuse , & de-bout devant celui des seigneurs quiles commandoit. Dès la premicre ,où étoit le connétable assis fur untroue , les ambassadeurs alimentle prosterner; 011 les en empêcha ,en leur représentant que ce n’étnitqu’un officier de la couronne. Mê-me erreur dans la seconde, où ilstrouvèrent le comte du palais avecune cour encore pins brillante.La troisième où étoit le maître dela table du roi ; & la quatrième oùprésidoit le grand chambellan , enredoublant leur incertitude , don-nèrent lieu à de nBiivclUs mépri-ses , le dégré de magnificence aug-mentant à proportion du nombrede salles. Enfin, deux seigneursvinrent les prendre & les intro-duisirent dans l’appaitcincnt del’empereur. Le monarque , toutéclatant d’or & de pierreries , etoitdebout au milieu des rois ses en-fans, des princesses ses sitlcs , Sid’un grand nombre de ducs & deprélats avee lesquels il s’entrcte-noit familièrement. II avoit la mainappuyée fur l’épaule de révêqueHctton , pour lequel il affecta d'aii-tant plus de considération, qti’ilavoit essuyé plus de mépris dansson ambassade à la cour de Cons-tantinople. Les ambassadeurs,saisisde crainte , se jetèrent à ses pieds.II s’appcrqut de leur embarras, lesreleva avee bonté , L les rassuraeu leur disant q »'Iletton leur par-domioit, & que lui-même, à laprière du prélat, vouloir bien ou-blier ce qui s’étoit passé. Un traitéavantageux fut le fruit de ce nia-nifique étalage, dont nous n’avousparlé que pour faire connoîtrc lesmœurs du te ms. Ce traité portoitque Chiirletnapic & Nicéphore au-roient étalement le nom d’Au«