,;z c h a
guste , & que le premier pren-droitle t\l\e d'Empereur A' Occident,& le second celui A'Empereur d’G-rient. Depuis Bénévent jusqu’àRayonne , & de Rayonne jusqu’enBavière, tout étoit sous la puis-sance de Charlemagne. Qu’on suiveles limites de fou empire, on verraqu’il possédoit toute la Gaule, uneprovince d’Espagne , le continentde ritalie jusqu’â Rénovent, toutel’Allemagne, les Pays-Bas,& unepartie de la Hongrie. Les bornesde ses états étoient à l’Orient leNaab & les montagnes de la Bo-hême , au couchant l’Océan , anmidi la Méditerrannée , au Nordl’Océan & l’Oder. Dès qu’il futempereur, Irène impératrice d’O-rient, voulut, dit-on, l’époufer,pour réunir les deux empires; mais«ne révolution subite ayant préci-pité du trône cette princesse , fitévanouir ses espérances. Vain-queur par-tout, il s’appliqua à po-licer ses états , rétablit la marine,visita les ports , fit construire desvaisseaux , forma le projet de join-dre le Rhin au Danube par un ca-nal , pour la jonction de l’Océan& du Pont - Euxin. II avoit donnédes loix les armes à la main ; illes soutint dans la paix & en ajoutade nouvelles. Aussi grand par sesconquêtes que par l’amour des let-tres , il en Fut le protecteur & lerestaurateur. On tint devant luides conférences , qu’on peut re-garder comme l’origine de nos aca-démies. Son palais fut l'azyle dessciences. Pierre Ae Pise vint d’Italie,Alcuin d’Angleterre, &c. tous fu-rent comblés de biens & de cares-ses. L’église, dans son empire, luidut le chant Grégorien ; la con-vocation de plusieurs conciles ; lafondation de beaucoup de monas-tères. Outre Pécule de Paris qu’ilétablit , il en érigea dans toutes
C H A
les églises cathédrales, &. â
un séminaire. C’est relativement *son nom que l’on donna le nomde livres Carolins , à un Traité set *culte des Imagés, Aont la derniereédition est d'Hanovre i/zk , ' n "8 , fous ce titre : Auguste! concili*Niceni II Censura. Outre les Café'tulaires, dont la meilleure éditio"est de Bahae , Paris 1677, r vol-in-folio; on a de Charlemagne vueGrammaire , dont 011 trouve desfragmens dan, la Polygrapbie deTrithéme. Ses loix furies matif reítant civiles qu’ecclésiastiques, s° ntadmirables, fur-tout pour un tcn> smoins éclairé que le nôtre. H ° r 'donna , ( ce qu’il est honteux qu’ 0 ®11’ait pas encore exécuté en Fra n 'ce,) que les poids & mesures te*roient mis par-tont son empire si ,run pied égal. II régla le prix dt*étoffes, & l’habillement de sesjets fur leur état L fur leur r»«S*S’il ordonna par son testament q> lffles querelles des trois princes s eSfils, pour les limites de leurs états,seroient décidées par le jugementde la croix > ( ce jugement com”'toit à donner gain de cause à te-lui des deux partis qui tenoit 1®plus long-tems les bras élevs* e ?croix:) c’est que le génie ne pré-vaut jamais entièrement fur I e *coutumes d’un siécle superstitieux -Se sentant près de fa fin , il *•'s«cìn à l’cmpire I.oui-, , le scidqui lui restoit , lui donna la cou-ronne Impériale & tous ses autrt*états, à l’cxception de l’Italie, 4 " "garda pour Bernard , bâtard de si> nfils Pépin. II mourut l’année dprès, en 814, dans la 71e an»eede son âge, la 47e de son reg ne »& ta 14e de son empire. On *terra à Aix-la-Chapelle, avec I e *ornemens d’un chrétien pénitent,& ceux d’un empereur & d’un ro»de France. Lorsqu’ Othon III fit ° a '