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le moindre murmure les loix fon-damentales de l'Etat, à la fureurd’tme reine déshonorée, &à l’im-bécilité d’un roi fans volonté; tan-dis que dans d’autres te m s ils sup-posent avec véhémence à des dispo-sitions sages, faites pour les rendreheureux. Anne d'Autriche est l'ohjetde la haine des Parisiens, & Isabellede Bavière l’cíl de leur confiance.On consent d devenir sujet d’un roid’Angleterre, St on refuse de rc-cousioitre Henri IV. Le tableau quefait M. l’abbé Millet du malheu-reux régné de Charles VI , est ef-frayant. Dépravation dans les finan-ces , mépris des loix , trahisons ,violences & injustices; c’est par- làque les princes & seigneurs siçna-loicnt leur autorité. Dans le temsque le peuple meuroit du faim , &qu’on lui retranchoit le nécessaire,ils étaloient un faste qui fembloitinviter à la révolte. Les gens deguerre fans frein L fans discipline,étoient des voleurs de grands che-mins , encore plus à craindre queles ennemis. Presque tons relìem-bloient à ce grand brigand , nomméAimerigo r Tete-Noire , qui posesédoit plusieurs châteaux dans leLimousin & l’Auvergne... Son tes-tament fera connoître son caractère.Je laisse, dit Charles, à la chas elleîle St. George, pour les réparations ,mille & cinq cents francs, item, àma Mit qtii tn’a loyaument servi,deux mille céf cinq cents francs. Etle surplus, ( ajouta-1-il, en s’a-dressaut à ses officiers ) vous êtescsmpagnons cj devez être frères ,partagez entre vous tous bellement ,fô ft vous ne pouvez être d'accord,U que le Diable se mette entre vetts,vous voyez la une hache, bonne, forteU bien tranchante, rompez l'arche,le coffre- fort, Séf puis en ait qui enavoir pourra. Le peuple étoit livréi la rapacité de ces barbares, qui
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renonqoicnt souvent â íeur pays,pour exercer impunément leurs bri-gandages. Ecrasé d’ailleurs par de*impôts dont les grands & tes finan-ciers prositoient fenls, tandis quc |eroi manqnoit du nécessaire, il étmttourmente à la fois par la famine &les maladies contagieuses. Dans estétat désespérant, il avoit perdu toutsentiment ,1e patriotisme & dc vertu»tantôt stupide fous le poids dc I*douleur , tantôt furieux dans i’ ar>deur des factions. S’il y avoit euquelque rcincde aux maux publies»au bouleversement total des choses >.
nu auroit pu l’espérer du parlement-Cette compagnie rendue sédentairepar Philippe le Bel, mais ne s as-semblant que deux fois par an, de-vint perpétuelle fous Charles“ La f cibles; du cerveau du ^ rí ’C 7 les partialités des Princes fur 111causés , dit Pasquicr , qu' ayant lc uiSesprits bandés ailleurs, ou nefe fis"vint plus d'cnvoyer nouveaux rôle*de Conseillers , (f par cc moyen > lParlement fat continué. „ Les iaS 'gistrats demeurant les mêmes,séances n’étant plus interrompues «
11 eut des principes , des régléfixes, un plan que les Etats-G*^'raux n’eurent jamais. Voyez
tois e de Charles VI publiée so |isnom de mademoiselle de Lujf“»Baudot de Juilli, en 9 volumes J’ 1
12 ; & celle de le Laboureur, l6»r '
2 vol. l'n - folio. ..
VI. CHARLES VU, dit If ^torieux , parce qu’il reconquit pt £que tout son royaume sur les Aglois , moins par lui-même que f‘les généraux, étoit fils de Chat 'VI. 11 naquit à Paris cn I 4 ° 3 -pritla qualité de régence en i 4 lS lC V. Jean Sans-Pcur, n°. r.xvli-^L fut couronné à Poitiers en 'fl eut à combattre , cn prenant ^couronne, le régent Iìetfort . ‘ <f .
: Henri V, aulli absolu q» e
soi*