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Tome IIe. [BA - CON.]
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plia , les larmes aux yeux, de sau-vas son honneur. Le roi fit venirses parens , & ayant lu que leurpauvreté les avoit entpéehés demarier leur fille, & les avoit obli-gés à la vendre ; il paya fa dot,& la renvoya pénétrée de respeél& de reconnoilì'ance. Charles VIIIavoit projeté peu de tems avantfa mort , de diminuer la Taille, desupprimer les épices des juges, d’o-hliger les évêques à résider dansleurs diocèses , fous peine d'ctreprivés de leur temporel ; & dedonner chaque jour une audienceoù le moindre de ses sujets fûtadmis librement. C'eft fous lui quele grand conseil Fut érigé en coursouveraine, & les Coutumes rédi-gées. Les quatre enfans qu’il avoiteus d'Annedc Bretagne étant mortsen bas fige , 1c duc &'Orléans, Ioncousin , lui succéda sous le nom dejC cuis XII.

VIII. CHARLES IX, né à St.Germain-en-Layc en 1550, montafur le trône en 1560 , après la mort,le son frère François II , fils deHenri II II n’avoit que dix ans,quand il fut sacré à Reims. Cathe-rine de Médìcis fa mere, lui ayantdemandé si la foibleíTe de.son âgepourreit lui permettre de supporterU fatigue des longues cérémoniesqui accompagnent le sacre de nosrois ? Oui, oui, Madame, lui ré-pondit-il, ne craignez rien ; qa'on meior.r.e des sceptres » eeprix, la peintvie puroitra bien douce : la Francevaut bien quelques heures de fatigue.Le plus grand embarras de la reinefa mere.étoit d’arrèter l’ardeur qu’ilmontroit pour la guerre. Eh pour-quoi, disoit-il en se plaignant, meconserverJìsoigneusement l Veut.onme tenir toujours enfermé dans uneboïtel, comme les menbles de la cou-ronne ? — Maïs, Sl&E, lui remon-te uit vu, ne p eut-H pat arriver quel-

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que accident fâcheux à votre persesne ì — Qti importe , répondit- 1 '/Quand la France me perdroit , n at *je pas des frtres pour prendreplaces... Catherine de Alédicis cU['administration dn royaume, avecle roi de Navarre, Antoine debon , qu’on déclara lieutenant-ge ,lí 'ral. Catherine , partagée entre deufactions , celle des Bourbons “>celles des Guises , résolut dedétruire l’uiie par l’autre, & allu-ma ainsi la guerre civile. Elle com-mença par convoquer en lcolloque de Poitsi entre les Catho-liques & les Protestai» ; & r< \

i'ultat de ce colloque ayant été 11édit favorable à ceux-ci, le royau-me fut en feu. Un autre évène-ment hâta la guerre civile. Le d»de Guise, en passant près de y ^en Champagne, trouva des Ca'ynistes qui chantoient leurs Py 1 'mes dans une grange. Une P* 1 * 1de ses gens les insultèrent. ^commence ì se battre. Guise ac-court pour appaiscr le tumulte ,il est frappé d’uue pierre, ses S cnfurieux tuent soixante perfon»^Ce massacre , fort exagéré p* rbruit public, fut U lignai de la ryvolte. Coudé, déclaré eu 1 q6* c»y& protecteur des Protestai», * lirprit Orléans , devenu le hoidevarde l’hérélie. Les Huguenots, à 10exemple , sc rendirent maîtres 'Rouen & de plusieurs villes. Le mîle Guije les vainquit à D ct 1 ’- ’Les généraux des deux armées 1reiít faits prisonniers : v'éto-tprince de Coudé Sc le connét»’Moutinorenci , qui comniandoiÇ 1 ^Guise gagna la bataille, quoiqu » 1commandât qu’en second. Du cha rde victoire de Dreux, il alla a> 1ger Orléans. II étoit prêt à y 1trer , lorsque Poltrot, Hugucufanatique, l’assassina en IS 6 ? 1 . rmême année Charles IX fut deev*