§68 C II Atoi lit lie passer a« lit tout le temsqu’il y seroit. II resta dix mois cou-ché , Feignant d’êtrc malade. Sesmalheurs augmentoienr tous lesjours. Ses ennemis, profitant de fouabsence, détruilòient son armée ,& lui enlcvoiesit non - seulementses conquêtes, mais celles de sesprédécesseurs. II partit enfin de ve-rnir - tocca, & traversa en poste ,avee deux compagnons seulement,les états héréditaires de l’empe-rcur, la Franconie & le Mecklen-bourg ; & arriva le onzième jourà Stralsnnd , le îî novembre 1714.Assiégé dans cette ville, il se sau-va en Suède, réduit à l’état le plusdéplorable. Ses revers ne l’avbientpoint corrigé de la fureur de com-battre. II atlàqua la Norvvege avecune armée de 50 mille hommes,accompagné d u prince héréditairede Hesse, qui venoit d’épouser sasœur, la princesse Ulrique. II formale siégé de Frcdériczhall au moisde décembre 1718. Une balle per-due l’atteignit à la tête, comme ilvifitoit les ouvrages des ingénieursà la lueur des étoiles , & lc ren-versa mort le 11 décembre sur les9 heures d u soir. Quelques Mémoi-res dilent qu’il fut assassiné; mais l’o-pinïon la plus commune, est qn'ilpérit d’un coup de fauconneau tiréde la place assiégée. Tous les pro-jets -de vengeance périrent aveclui. 11 médrtoit des desseins qui dé-voient changer la face de l’Emope.Le C a or r s’uniiloit avec lui pour ré-tablir Stanislas , & pour détrônerson compétiteur. 11 lui fournitsoitdes vaisseaux pour chasser la mai-son d'Hanovre du trône d’Angle-terre, & y remettre le Prétendant ;& des troupes de terre, pour atta-quer George dans les états de Ha-novre, & fur-tout dans Brême &Werden, qu’il avoit enlevés au hé-ros Suédois. Charles Xll, dit le
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président de Montesquieu, n’cfo»point Alexandre ; mais il auroit étéle meilleur soldat d'Alexandre. X*nature ni la fortune ne furent j*-mais si fortes contre lui, que hn-même. Le possible n’avoit rien depiquant pour lui, dit le présidentHesnattlt ; il lui falloit des succeí
hors du vraisemblable. Le titre
de
Don Quichotte du Nord qu'on 1 »> *donné, n’est pas décent; mais dle caractérise bien. II porta , ditson historien, toutes les vertus deshéros à un excès , où elles f° ntaussi dangereuses que les vices op-posés. Inflexible jusqu’à l’ooin^-treté, libéral jufqu’à la profusi""'courageux jusqu’à la témérité,vere jusqn’à la cruauté , i> f utdans ses dernieres années moinsroi que tyran , L dans le coursde fa vie, plus soldat que héros.Le bel esprit qui a dit que ç’a 1,r0 ‘ Cété Alexandre, s’il eut eu moins devices L plus de fortune , devoitajouter, & plus de politique. Cesprojets d’Alexandre ctoíent n 011 "feulcment sages , mais sagemomexécutes ; au lieu que Charles X'//»11e connoissmt que les armes, nefe régloit jamais fur la dilp f ’si^ 1 ’. 1 *actuelle des choses, & le laíjL« ltemporter par mie ardeur qui l' e0 “traînoit souvent trop loi n , & ( l ulcausa sa mort. Ce fut un hon>m esingulier, mais ce 11e fut P? f “ ngrand homme. Ce héros avoit nn etaille avantageuse & noble , I,nbeau front, de grands yeux bleui,les cheveux blonds, le teintblai ,c »un nez bien formé; mais prête 1 *point de barbe ni de cheveux, *un sourire désagréable. Cet hom-me, d’un courage effréné, pouise*la douceur <L la simplicité dans >commerce, jusqu’à la timidité. = ^mœurs étoient austères & duresme ; & jamais ,1 ne sacrifia à ®Tmour, ce qui le distingue de í rel "