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Tome IIe. [BA - CON.]
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]} Ue tous les héros anciens & mo-. ‘nés, Quant à fa religion, il Fut‘“diffèrent pour toute», qusiqu’ilPtoFessàt extérieurement le Luthé-ts nisme. On croit faire plaisir au®fteur de rapporter quelques par-1Cl| larités , qui fassent cennoítreP*r les Fjits le caractère de Charles* Lorsqu’il battit les troupes dej llie à Pnitansk en Pologne Pan! le hazard fit que le même,lr on joua à Marienbourg unel ^dicj q,,; rcpréi'entoit un com-an e, ! tre,es Saxons & les Suédois,O désavantage de ces derniers,■'"ries t i n p tru it peu après de eette‘hnularité, dit froidement: Jetes ^ e, ‘vie point ce plaijir-là. Que5 soient •vainqueurs fur lespourvu que je les batte en„ ,^ r 's nc .-.Laprincesse Lubomirski,e t°it dans les bonnes grâcesAuguste , prit la route d’Alle-pour fuir les horreurs del 0 f^e cri]e (j e (iéfoloit la Po-tolnn Ilagcn, lieutenant-

oei Suédois, averti de ce vova-r C] ’I ‘ e met en embuscade , & seéíni* tn ‘ 1 't re de la princesse, de sesVaiir,n Ses > de ses pierreries, de fataa t . e ’. à de fou argent comp-tabl" ° bjets extrêmement conlidé-“Vein Charles, informé de cetteà j j Ute i écrit de fa propre mainî» f “^ e ” ; pointue je ne fais point latenet* m ‘ X damer, le licutenant-co-re^tra , aujst-tòtma présentel U j r ’-fa prisonnière en liberté , Ufura tout ce qui lui appartient :se c ‘ r s?° ur te reste Au chemin, elle nenu,,* 1 * P as a fez en sûreté, le litule-fr 0u . C<>lone t l'escortera jusques fur laSaxe... Charles, qui fai-titç ‘“‘ssérement la grande &!a pe-tjn 1] ^ l,Crre > suivant l’occasion, at-coL battit en Lithuanie un«q S . U vit, parmi les vain-le eltés fi Ir i e chanip de batail->»>> officier

qui excita fa curio-

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sité. C’étoit un François . nomméBusanville, qui répondit avec unegrande présence d’esprit à toutesles questions qu'on lui fit. II ajou-ta qti’il meuroit avec l'unique re-gret de n’avoir pas vu le roi deSuède. Charles s’étant fait connoî-tre, Busanville leve la main droi-te, L dit avec un air plein de sa-tisfaction : J' aiJbuhaité depuis plu-sieurs années de suivre vos drapeaux ,mais le fort a voulu que je servissecontre un Jigrand prince : Dieu bénis-se Cotre Ma jesté, Çs donne àscs en-treprises tout le succès qu'elle dejire !11 expira quelques heures après ,dans un village où il avoit été por-té. Onl’enterra avec de grands hon-neurs, & aux dépens dii roi... Char-les ayant forcé les Polonois à ex-clure le roi Auguste du trùne oùils l’avoient placé, entra en Saxe,pour obliger ce prince lui-mêmeà reconnoltre les droits du succes-seur qu’on lui avoit donné. II choi-sit son camp près de Lutzen , champde bataille fameux par la victoire& par la mort de Gustave-Adolphe.II alla voir la place où ce grand-hoinme avoit été tué. Quand onPeut conduit fur le lieu : J'ai tâ-ché, dit-il, de vivre comme lui ; Dieum'accordera peut-être un jour tinemort aujst glorieuse... Un jour ceprince fe promenant prèsdeLeipsick,un paysan vint sb jetter à ses piedspour lui demander justice d’un gre-nadier qui venoit de lui enlever cequi étoit destiné pour le dîner defa famille. Le roi fit venir le sol-dat. Eft-il bien vrai, lui dit-il d’unvisage léverc, que vous avez volécet homme ? — SlKE , dit le soldat,je ne lui ai pas fait ta.,t de mal queCotre Majesté eu a fait ii J'on maître ;vous lui avez été un royaume, & J tn'ai pris tt ce maraud qtt'un dindon.Le roi donna dix ducats de fa pro-pre main au paysan, & pardonna