57° C H Aau soldat en faveur dc la hardiessedu bon mot, en lui disant : Sou-viens - toi , mon ami, que fi j’ai ôtéun royaume au roi Auguste, je n'enai rien pris pour moi. . . Les plusgrands dangers ne firent jamais lamoindre impression fur ce prince.Ayant eu un cheval tué fous lui à labataille de Ncrva , fur la fin de1700, il fauta légèrement fur un au-tre, en disant gaiement : Ces gens-cime font f aire mes exercices... Unjour qu’il dictoit des lettres pour laSuède à un secrétaire, une bombetomba sur la maison, perça le toit,& vint éclater près de la chambrejnêmedu roi. La moitié du planchertomba en pieces. Le cabinet où leroi dictoit, étant pratiqué en par-tie dans une grossie muraille , nesouffrit point de l’ébranlement ; &par un bonheur étonnant, nul deséclats qui sautèrent en l’air, ii’en-tra dans le cabinet, dont la porteétui t ouverte. Au bruit de la bom-be , & au Fracas de la maison quisembloit tomber , la plume échapades mains du secrétaire. Qu y a-t-il , lui dit le roi d’un air tranquil-le? Pourquoi u'écrivcz-vouspus ì Cc-lui-ci ne put répondre que ccs mots :Eh Sire !.. la bombe !.. — Eh bien ,reprit le roi, qu'a de commun la bom-be avec la lettre que je vous diéle ?Continuez.. . Les ennemis de Char-les étoient sûrs de fou approbation ,lorsqu'ils le condnisoient militaire-ment. Un célébré général Saxonlui ayant échapé par de savantesmanœuvres, dans une occasion oùeela 11e devoit pas arriver , ceprince dit hautement : Schulcmbourgnous a vaincus... 11 avoit conservéplusd’humanité que 11’en ont d’or-dinaire les conquérans. Un jourd’action , ayant trouvé dans la mê-lée un jeune officier Suédois blcffé& hors d’état de marcher, il lefoiça ì prendre son cheval, & con.
tinua de combattre à pied à ladc son infanterie... Qnoiqiie Cb«t‘les vécût d'unc maniéré fort a u s"terc, un soldat mécontent ne crai-gnit pas de lui présenter , en i 7 0 ?’du pain noir & moisi, fait dW s& d’avoine, feule nourriture 4 ^les troupes eussent alors , & ll ° ntelles manquoient même souve* 1 *'Ce prince reçut le morceau »pain fans s’émouvoir, le manS"tout entier, & dit ensuite FroiJ e 'ment au soldat: Il n'est pal , ’ ûn ’mats il peut se manger... Lersq l,e ’dans un siégé ou dans un coinb at ’on annonçoit à Charles XII, la ' na l*de ceux qu’il estimoit & qu’ijmoit le plus, il répondoit fans c M ^tion : Eh bien , ils font morts en *” ‘í {ves gens pour leur prince ... U ‘j 1 uà ses soldats : Mes amis,l'ennemi, ne tirez point ; c'c ft st"'^poltrons « le faire .., Son IIift t>lftété pesamment écrite par Norbert, ’son chapelain, en 3 vol. * n 4 'Amsterdam 1742 ; & cle'g Sín ® e o ppar Voltaire, en r vol. h 1 ' 1 ", rjin-go-F’i?j'f:sADLES.FEÍ' DTC/
Goetz.
XX. CHARLES II, r°Hvarre, comte d’Evreux, dit/c "J ^vhìs , naquit l’an 1332 , avcc ‘* C re-prit, de l’eloquence & dc b 1 -édieffe, mais avec une méchaj 1 ^qui ternit l'éclat de ccs qualité 8 -^fit assassiner Charles d’Espagne ^CerJa, connétable dc France,^ ^haine dc c c q u’011 avoit ‘l 01 ’!’ c jce prince le comté d’Angod c ,qu’il demandoit pour sa """st ‘f=|sfille d u roi Jean. Charles " ’ -de ce monarque, St lieutcna"^^,néral du royaume, le_lit ar í- 3!i víMais le Navarrois s’étant. j ede fa prison, conçut le r^V^f-se faire roi de France. Jl vi . nt p ar is>fier le feu dc la discorde » -,
il’où il fut chassé, après avoir