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Tome IIe. [BA - CON.]
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nités infernales , ctoit le batelierdu fleuve Pliígéton. 11 faispit payerune pieie de monnoieanx aines quise présentoient pour passer à l’au-tre bord de ce fleuve. Les laquais& les grands seigneurs , les pau-vres & les riches, étoient accueil-lis de la même façon par ce bate-Ijer farouche & intraitable. Lidéede cette fable est prise, selon Dio-iore , d’un usage des Egyptiens deMemphis , qui enterroient leursmorts au-delà dit lac Achéron.

CHARON. Voyez- Charron.

I. CHARONDAS , de Catane enSicile , donna des loix aux habi-tans de Thurium , rebâti par lesSybarites, & leur défendit, fouspeine de mort, de sc trouver ar-més dans les assemblées. Un jonrayant appris, au retour d’une expé-dition , qn’il y avoit beaucoup detumulte dans l’assemblée du peu-ple , il y vola pour l’appaiscr, fansavoir l’attention *"de quitter sonépée. On lui fit remarquer qu’ilvioloit sa propre loi; il répondit:Je prétends la confirmer U la scellermême de mon sang ; &sur leehampil s'enfonça fou arme dans le sein.Parmi ses loix on remarque celles-ci: i°. Quiconque passoit à de se-condes noces après avoir eu desenfans du premier lit, étoit ex-clus des dignités publiques; dansl'idée qu’ayant paru mauvais pere ,il seroit mauvais magistrat, t®. Lescalomniateurs étoient condamnésà être conduits par la ville, cou-ronnés de bruyères, comme lesderniers des hommes, z". Les dé-serteurs & les lâches dévoient pa-raître trois jours dans la ville re-vêtus d’un habit de femme. 4 °.Charondas , regardant l’ignorancecomme la mere de tous les vices,vouloit que les enfans des citoyensfussent instruits des belles-lettres& des sciences. Ce législateur étoit

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disciple de Pytlmgore , selongène Lttirce. 11 floriíîbit 444 allSavant J. C.

II. CHARONDAS, (Louis) f ,e -Charon , avocat de Paris &tenant-général de Clermont, m orten réiy à 8o ans, a laissé diver*Ouvrages de jurisprudence &belles lettres, qu’on consulte a®rarement, mais qui ont été ut i> eSdans leur tems. .,

I. CHARPENTIER, (F-E^

doyen de l’académie Françoisede celle des belles lettres, 113Paris en r 6 zo, mourut crf 1 ’

à 82 ans. On le destina d’abo ™ 3barreau; mais il préféra les, . ”mes des belles - lettres aux éP lBde la chicane. I.es langues s ava 'tes & l’antiquité lui étoient trtconnues. II contribua plus que P*sonne à cette belle suite dedaillcs qn'on a frappées su rprincipaux événemens du r e S,de Louis XIV. On a de lui: I- ^ Lq u es Poésies , pleines de íssan^mots & vuides de choses. I*'

Vie de Socrate , in-i 2 , qu’il acco ^pagna des Choses mémorables de ^philosophe, traduite du S r 5 c i eXéíiofhon. III. Une traduéìio" .la Cyropédie, in-t 2 . IV. La dés 1, ■N l'excellence de la Langue F<’ a f-r tse, 2 vol. in-ia. 11 s’etoit c ^une querelle pour savoir jl . j; cSinscriptions des monumens P 11 - nde France, dévoient être e» ^ou en françois. II n’est pasque la langue latine nepropre aux inscriptions que la ‘ j,çoise; & Charpentier nc 1 asez senti. Mais d’un autre <■ _c’est dégrader, dit Fauteur dclc de Louis XIV, une langue <1“parle dans tome l’Enrope»ne pas s’en servir; c’est . f aU tIetre son but, que de parler a ^ | cSpublic dans une langue, 4'* ^trois-quarts SU moins de ce r