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Tome IIe. [BA - CON.]
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C H A

»> Voirie qu’elles ont cûe depuis)» niais pour i’amour des belles» devises qui y étoient mises,» engravées & empreintes, les-» quelles la reine de Navarre, sa» sœur, avoit faites & composées;car elle y étoit très-bonne maî-tresse. Le roi François lui accor-da fa prière, & lui promit qu’ìlse feroit ; ce qu’il fit. Et pouree, ayant envoyé un gentil-homme vers elle pour les lui de-mander , elle fit la malade pour1? colip, & remit le gentilhom-me dans trois jours ì venir,’> & qu’il auroit ce qu’il deman-11 doit. Cependant dans le dépit'> elle envoya quérir un orfèvre,*’ à lui Ht fondre tous les joyaux,*’ faus Avoir respect ni acception} > des belles devises qui y étoient,J ^gravées ; & après le gcntil-s> homme retourné , elle lui don-11 "a tous ses joyaux convertis en11 lingots, /liiez , dit-clle, sortez’> c Ha «u Roi ; fif dites-lui , que puif-Tu'il lui a plu me révoquer ce qu'il11 *«'avoit donné Ji libéralement, je” If lui rends & lui renvoie ett lin-* Sots if or. Quant aux devises , je,J ai Ji Hen empreintes & collo-’’ 1 ! ‘ées en ma pensée , U les y tiensJ‘ obérés que je n'ai pu permettre5) T‘e personne en disposât, & jouit,

^ en eût du plaisir que moi-mime.

Quand le roi eut requ le toute n lingots, & les propos de cct-J.® dame, il ne dit autre chose,huon: Retournez & rendez-luis etout. Ce que j'ensaìsois n'étoitPospour lavaleur, car je lui enjfer endu deux fois plus , mais pourPomoìir des devises ; if puisqu’elle5) les afuit ainsi perd/c , je ne veux11 Pas de l'oy , y U lui renvoie. Elleh “montré en cela plus de courage &" générosité, que jen’eujfe penséV P ,‘' 0ZJeniy dune femme. ,, [Dames"mutes, tom. II.] Le romancierTome JI.

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Vavillas rapporte qtie Laval dan*un accès de jalousie fit ouvrir lesveines à fa Femme; mais ce contedoit être mis au rang de tant d’au-tres, qu’il déhite avec autant deFausseté que d’effronterie. La com-tesse de Chateaubriand mourut eníÇ37- Elie étoit née, vers PanI 47 Í-

CHATEAUBRUtt, [Jeân-Bap-tiste Vivien de] màitrc-d’hótel or-dinaire de Mgr. !e duc à'Orléans,né à Angoulême en tsiSfi , fut reqtlinembrede l’académie Franqoise en1753, à l’âge de 6- ans. II avoitdonné, au mois de novembre 1714,une tragédie de Mahomet II IIcomposa quelques années après letTroyennes ì mais cette seconde pic-ce, supérieure à la précédente, &qui est restée au théâtre, ne futjouée qu'en 1754. II est aulfi au-teur des tragédies de Plil-élite 8cd’ Astianax, dont le principal défautest d’être foibles de poésie, maisqui font pleines de sentiment Scassez bien conduites. L’auteur estmort dans un âge très-avancé, en177;. C’étoit lin vrai philosophe jil n’a tenu qu’àlui de Faire la plusgrande fortune, il l'a toujours dé-daignée. II a rempli ávcc honneur,près d’un demi siccle, des postesqui en aurnient enrichi d'autrcs,moins indissérens que lin fur lesrichesses. 11 jnignoit à ce rare dés-intéressement, des mœurs douce*& irréprochables. M. de Cba-„ teanbrun, dit M. de Buffon dans„ un discours à l’académie, hom-„ me juste & doux, pieux, mais„ tolérant , sentoit , savoit que„ I empire des lettres ne peut s’ac-„ croître & même se soutenir que„ par la liberté. II approuvât„ donc tout assez volontiers, . & ne„ blâmait rien qn’avec discrétion-„ Januis il n’a rien fait que dans„ U vue du bien; jamais rien dit