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noiiïanccs & l’cstime des savans.De retour en France , il fut lecteur& bibliothécaire du roi François J.II étoit le seul homme de lettresque ce prince prétendait rr’avoirpus épuisé en deux ans. II vivoit àla cour & y étoit goûté. Les en-vieux de son érudition & de safaveur, se réunirent pour élever lurses ruines un nommé Bigot, dontiis vantaient avec affectation l’csprit& le vaste savoir. I.c roi, avant dcle Faire venir de Normandie sa pa-trie , voulut connoitrc quel hom-me c’étoit. Dit Chútd lui dit quec'étoit un philosophe qui suivoitles opinions d 'Aristote.— Et quellesfout ces opinions , continua leprince ?.. Sire, répartit 1 adroitcourtisan , Aristote préféré les ré-publiques à Vétat monarchique. Cemot fit une impression si fortefur l’esprit de François I, qu'ilne voulut plus entendre parler
dc Bigot . Ce prince voulant
élever du Chàtel aux premières di-gnités de l’égliFe , Fut curieux ,1 ap.prendre de lui s'it étoit gentil-homme? StEE, répondit le savantbel-esprit, ils étoient trois frèresians l'Arche de Noé } je ne fais pushien duqttcl des trois je fuis sorti.Peu de tems après, il parvint àl’cpiscopat. II fut évêque de Tulleen 1539, de Maçon en IÇ44,grand-aumônier dc France en 1548,enfin évêque d’Orléans en 15 ;i : ily mourut d’apoplexie en prêchant,ie 3 Février iççì. 11 étoit très-versé dans les langues orientales ,& fort éloquent en chaire. On a delui quelques ouvrages. Pierre Gal-land a écrit la Vie de ce prélat.& Halttze la fit imprimer à Paris en
1684, in-8-
IV. CHATEL, (Jean) filsd’unmarchand drapier de Paris , ne pro-fita point de l’éducation que sonpore lui avoit donnée. 11 s'aunouqa
dans le monde par un crime exccr j ( ,hie. Ce jeune homme , pl c111son noir projet, trouva lede pénétrer dans l’appartcm e,, t 1Henri IV, de retour à Paris, a Pson expédition des Pays - has1594. Ce prince s’avanqoit v .deux officiers qui étoient y cnllS j )C ,rendre Pairs dcvoi<s& <1 ni t0,,>
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rent a ses genoux : comme U ^soit pour les relever, Chidtl ^donna un coup de couteaiMtan slevre supérieure, du côté ^ ‘Le coup lui cassa une dent. L a -,fin se Fourra dans la presses ^on le reconnut à son visage (( . tSe voyant pris, il avoua ain»'son crime. Henri IV v onloit 1 l -jle lailfat aller ; mais il sus cOIU j e ,an Fort T Evêque sous bonne S ar ‘
H soutint, dans son premier "> ^rogatoire , qtt’il avoit cflim ”' u ’ílparricide comme uuc act'°". éj 3[ ttcroyoit méritoire. I.e roi n ^ ^pas encore réconcilie avec 1 eS . ^& ne pouvant palier, leloi*. . J]aque pour un tyran, >'! c e
pouvoir expier ses pèches p* jForfait. O11 lui demanda chçz 1il avoit étudié? 11 répondit 9 ^c’étoit chez les Jétuitcs du co .de Clermont. O11 l’avoit 1 °“enfermé dans la chansonMéditations, où Penser c toi t * f pa-tenté avee plusieurs figures sj cJ|ívantahles, éclairées d’une j e
sombre , qui seule étoit cap 3 ^ ^j,déranger l’imagination ' airl01l J )() iiil'
hie. L’csprit mélancolique, c „jr
lant & inquiet de Chàtel 11c
contre les impressions de cette ^
bre funeste , contre les p r0 P‘ ddditieux du P. Gttígnard & c< j .^(d-P. Guéret, son maître de Ppliie; & il assassina son , •
Henri ayant appris ses rt P. U-FaSo : t- il donc , dit - il, ^ pts
fuites fujfcnt convaincu t .videbouche ? Le malheureux l ,a