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qurs années après il revint fur lesterres Romaines ; Bélisairc le re-poussa L le força de rentrer dansles états , Pan 541 ( l’oyez Tkibu-NUS ). Après la mort de Justinien ,Chofroès envoya un ambassadeur àJtisthi II, pour Rengager à conti-nuer la pension que lui faisoit l’Em-pire Ci peinte lui répondit fière-ment,,^’/! étoit honteux four lesRoniams de payer tribut à de petitspeuples dispersés de cité est d'autrc.Une seconde ambassade n’ayant pasété mieux reçue , thofrois leva unepuissante armée , fondit fur l’em-pire . prit plusieurs villes, & n’ac-corda une trêve de trois ans qu’aprèsbeaucoup de ravages. II la rompitcn 579 , désola la Mésopotamie Lla Cappadoce ; mais son armée ayantété entièrement défaite par les trou-pes de t’cmpereur libéré If, &lui - même contraint de s’cnfuir ,il mourut de chagrin en cette an-née , après un régné de 48 ans.C’é.oit un prince fier, dur, cruel ,imprudent, mais courageux , quin’eut le titre de Gruud que parfes talens militaires & ses conquê-tes C’est du moins ainsi que l’ontpeint les auteurs Chrétiens ; maisles écrivains Orientaux en parlentautrement. Us lui donnent autantde vertu que dc talent. Sa cour étoitl’asyle du mérite malheureux. IIassilloit régulièrement à ses conseils ;il protégeoit les sciences ; il con-noissoit la méchanique aufli bienque les meilleurs artistes. Quoiquefa conversation fût toujours sé-rieuse , il ne trouvoit pas mauvaisque fes courtisans bégayassent. A11milieu de fes prospérités, il rnon-troit une grande égalité d’aine.Un jour un Courier s’écria en sa-bordant : Dieu est juste, Dieu estjuste ? L'imflstcablc ennemi de notreRoi vient de mourir. — A Dieu nepíaist , répondit Chosroès, que je
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me réjouisse de la mort de mon cu-ttemi ! II n'y a rien de plus ridiculepour des mortels , que de se réjouirà la vue d'un exemple de mortalité...Un iour, comme il étoit à la chasse &qu'il avoit envie de manger un platde gibier , quelques - uns de fes gensallcrent à un village voisin , & y pri-rent la quantité de sel dont ils avoientbesoin. Le roi quisoupçonnoit qu’onn’avoit pas donné le prix de ce sel,ordonna qu’il fût payé sur le champ.Se tournant ensuite vers son pre-mier ministre: La chose , dit - il ,est peu importante en elle - mime ,mais elle l'est beaucoup far rapportà moi. Un Roi doit toujours êtrejuste , farce qu'il sert d'exemple àses sujets. S'il tn'eft impossible defaire observer les loix de la justi-ce à mon peuple dans les plus peti-tes choses , je puis du moins luifaire voir qu'il est possible de lesobserver. . . On prétend qu’il fitmettre sur son diadème l’inscrip-tion suivante : La vie la pluslongue & le régné le plus glorieuxfusent comme un songe, U nos suc-cesseurs nous pressent de partir. C'estde mon perr que je tiens ce diadème ,qui servira bientôt d'ornement « quel-qu'autre... II confia ('éducation deson fils Hormisdas à Buturge-Mihir ,le premier des sages de la Perse. U11jour ce philosophe se trouvant à uneconférence qui se tenoit entre desbeaux esprits Grecs & Indiens enprésence de Chosroès, ce monarquedemanda , quelle est la situation laplus fâcheuse ? Un philosophe Grecrépondit : La vieillesse , accompagnéede la pauvreté. U11 sage Indien futd’avis que c’étoit un extrême ab-batteincnt d’esprit , suivi de vio-lentes douleurs de corps. Buzurge-jllihir décida , que “ le plus mal-heureux des hommes étoit ce-lui qui se trouvoit près du termede la vie j sans avoir pratiqué la