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Tome IIe. [BA - CON.]
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à Pan 860 de J. C. 011 environ.

CIBBER, ( Gabriel) sculpteurAllemand, est moins connu par sesouvrages, que pour avoir donné lejour à un célébré comédien de sonNom. Celui - ci, né à Londres enI671 , monta sur le théâtre àl’âge de 30 ans. Dégoûté de sonétat, il le quitta en 1731, & vécutencore jusqu’en 1757. II s’étoitfait un nom distingué par l’excel-lence de son jeu. II voulut join-dre à la palme de la déclamation ,la gloire plus durable d’auteur. Ona de lui 1111 Recueil de pieces de facomposition , imprimé en 1760,4 vol. in- n.

CICERI, ( Panl-César de ) abbé«ommendataire de Notre-Dame enbaise - Touraine, prédicateur ordi-naire du roi & de la reine , & mem-bre de Pacadémie franqoise , na-quit à C'availlon dans le Comtat-Venaiíïïn cil 1678 , d’nne famillenoble, originaire de Milan. II rem-plit, pendant le cours d’une viea st’ez longue, l’honorable ministèrede la chaire , avec autant de suc-cès que de zelc. Privé de la vuejut la fin de ses jours, & par con-séquent allez déloccupé , il se dé-û-'nnina à revoir ses Sermons ; Sc

mémoire fut presque son uniqueSuide dans ce travail. On les im-primait , lorfqu’íl mourut le 27?yri| ^ à l’âge de 81 ans.^ abbé de Ciceri aìlioit anx vertuschrétiennes & morales , un carac-ole aimable & une humeur égale.“ e s actions 11’étoient pas la réFu-urtion de ses discours. Ce recueil aP*ru à Avignon en 17(11 , chez JeanJouve L Jean Cljailliol , en 6 vol.Jn i2. Une diction pure, faine &Naturelle , des desseins communé-N'ent bien pris,des citations appli-quées à propos, des mouvemens' e n ménagés , des raisonnemensdes preuves j voilà ce qui lui

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assure une place parmi le petitnombre des orateurs sacrés de ladeuxième classe.

I. CICERON, ( Marcus-Tullius)naquit à Arpino en Toscane, Pan106 avant J. C. d’ime Famille an-cienne de chevaliers Romains ,mais peu illustre. La nature lui fitpaît de tous les dons nécessaires àun orateur : d’une figure agréable;d'un esprit vif, pénétrant ; d'uncœur sensible ; d’une imaginationriche & féconde. Son pere ne né-gligea rien pour cultiver un génieÌì heureux. II étudia sous les plushabiles maîtres dc son tems, L litries progrès fi rapides, qu'011 alloitdans les écoles pour voir ce pro-dige naissant. La premiere foisqu’il plaida en public , il enleva lessuffrages des juges , l’ndmirationdes auditeurs, & sic renvoyer Rus-cius , son client , absous de l’accu-sation d’avoir été le meurtrier deson pere. Cicéron , malgré ces ap-plaudisscmens, n’étoit pas encorecontent de lui - mème j il f n toitqu'il n’étoit pas tout ce qu’il pou-voit être. 11 quitta Rome , pallâ àAthènes, & s’y montra , pendantdeux ans , moins le disciple que lerival des plus illustres orateurs decette capitale de la Grece. Apollo-niiis Molan , Pun d’entr’eux, Payantun jour entendu déclamer), demeu-ra dans un profond silence, tandisque tout le monde s’emprcssoit d’ap-plaudir. Le jeune orateur lui enayant demandé la cause : Ab ! luirépondit-il, je vous loue fans douceU vous admire ; mais je plains lefort de la Grece : il ne lui rejloit plusque la gloire de l'éloquence , vous al-lez la lui ravir U la transporter auxRomains... Cicéron, de retour à Ro-me , y fut ce que Demojlhìnes a voltété à Athènes. Sesi talens le firentmonter aux premières dignités. Al’âge de 31 ans, il fut questeur &