e»- C ï C
M sir Suir. ta plus vive & la plusétlu.ite passion de son cœur futcelle de la gloire, & cette soif delouange que rien u’etoit capable desatisfaire. 11 la confessoit lui-même ìil Ja nouriíToit avec indulgence ,& la portoit quelquefois jufqu’auridicule. On se moqua souvent del’affectation avec laquelle il célebroitperpétuellement son mérite & sesservices. Dans Ion Tia.tédes loix,les deux principaux interlocuteursfont comme deux écolier» devantleur maître, toujours en extase& l’encensoir à la main, unique-ment occupés, ce semble, à adresserdes louanges à Cicéron & fur faproie & lur sirs vers. Chose singu-lière , que la vanité dans les géniesles plus élevés ! On diroit, auxprécautions que prenoit l’orateurRomain , qu’il l'cdésioit du suffragede la postérité : cette postérité ,en oubliant ses foibleffes , a rendujustice à ses sublimes taleus. Lesouvrages qui nous restent de lui,contribuent autant à l’imrnortaliser ,que son amour & son zde pour sapatrie. La premiers édition deCicéron , complété, est de Milan,1498 & 1499, 4 vol. in-folio.Celle de Venise itZ4, 36 ScZ7, 4vol. in-fol. , est auílì fort rare.Celle à'EDcvir est de 1641, 10vol. in-12, ou 1661, j vol. in-4.11 n'y a de Cicéron, cum Notis va.riorum , iu-z , que EpijloU adfa-miliares, 1677, 2 vol. — adAtli-cwn , 1684 , îvol. ; De Ojjìciis,1688, 1 vol. Orationes, 1699, 3 tom.en 6 vol. Pour les compléter, il fauty joindre les 6 volumes qu’a donnésDavijius à Cambridge depuis 1730julqu’en 174; , qui fout: Dc Di.•vinationc ; Academica} TusculmusjOiaeJt.ones j De fìnibui bonorum Umalorum , De naturu Dcortmt ; DeJ.egibus, & lihetoricu : Leyde 1761,in-íu Le Cicéron de C imiovius ,
C I C
Leyde 1692 , 4 vol. m-4;&eelu»de Cerburgc , Amsterdam 1724 , *vol. in-fol., ou 4 vol. in-4. ou 1*vol. in - 8, font estimés. 11 y ena une jolie édition de Glasgow1749 , 20 vol. in-12 ; & une deParis, 1767, 14; vol. in-12. Leslivres de Cicéron, ad usum Delphi -ni, font : De arte Oratoria, 1687*2 vol. in-4. Orationes, 16S4 3
vol. in-4. EpiftoLe ad familiares,IK8; , in 4. Opéra Pbilosophica ,1689, in-4. Enfin l’abbé á'Olìvetdonna en 1740, en 9 vol. in 4 , unebelle & savante édition des ouvra-ges de l’Oratcur Romain. On les di-vise ordinairement en quatre parties.
I. Ses Traités fur la Rhétorique , qUÎsont mis à la tête des rhéteurs La*tins , comme ses harangues à 1*tète des orateurs. Ses trois Livresdel'Art Oratoire, traduits parl’ab-bé Colin, in-12 , font infinimentprécieux à- tous ceux qui cultiventl’cloquence. Dans cet excellentouvrage, la sécheresse des précef-tes est égayée par tout ce que l’ur-banité Romaine a de plus ingé-nieux , de plus délicat & de plu*riant. Son livre intitulé l’Orateurue le cede , ni pour les préceptes,ni pour les tours, au précédent.Cicéron y donne l’idée d’un orateurparfait, non tel qu’ìl y en altjamais eu, mais tel qu'il peut être-Son Dialogue adressé à Urutus ,
nu dénombrement des personnage*illustres qui ont brillé au barreauchez les Grecs & les Romains. l|n’appartenoit qu’à un génie fécond& ftcxible, tel que Cicéron, ‘I®crayonner avec tant de ressem-blance tant de portraits dissérens.
II. Ses Harangues. Elles font mise *côté, & peut être au-dessus de cellesde Détnojlhènes. Ces deux grands*hommes, si souvent comparés, P al ”vinrent par des routes diffèrent®*à la meme gloire. L’éloquenec « e