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Tome IIe. [BA - CON.]
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Rattetirs, que la valeur & Pìntrépi-<lité ne paffoient pas pour les plusJrandes vertus. Dans le commence-«ìentdc U guerre civile de ('(sar &de Pompée , il parut d'un caractèrefoible, timide, flottant, irrésolu ,se repentant de ne pas snivr s Pom-pée , & n’osant se déclarer pour Cé-sar. Ce dernier ayant triomphé deson rival , Cicéron obtint son amitiépar les plus basses adulations. Dansles troubles qui suivirent l’assaíUintde ce grand homme, il favorisaOéluve , dans le dessein de s’en faire"a protecteur ; & cet homme<)ui s’étoit vanté que fa robe avoitdétruit les armées à'Antoine , don-n a à la République un ennemi"nt fois plus dangereux. On luirc prochoit de craindre moins laruine de la liberté , que ('éléva-tion d’ Antoine. Dès que le triumvi-f a t fut formé , Antoine , contre quid avoit prononcé ses : Pbilippiques ,demanda fa tête à Ociavc , qui eutk lâcheté de la lui accorder. Cicé-r »ti voulut d’abord le sauver parsuer; mais ne pouvant soutenir lesIncommodités de la navigation, il" fit mettre à terre , disant : “» Qu il préférait de mourir dans» la patrie, qu’il avoit autrefois« sauvée des fureurs de Catiiina,« a la douleur d’en vivre éloigné. „~ Cs aflâflins ('atteignirent auprèsdune de les mailons de campa-- II fit aussi-tôt arrêter fa litière,

, présenta tranquillement son®°u au fer des meurtriers. I.e‘tibun Pepilius íant , qui devoit

* vie à ton éloquence, exécuta

* commilsion barbare , coupa la

& la main droite de Cicéron,7 e . Porta ce digne tribut au féroce^niinvir. p'ulvia , femme A'An-° lì,c , aussi vindicative que son^POiixj perqaen plusieurs endroits,Vfi c un poinqon d'or, la languee íicéren. lies trilles restes du

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plus grands des orateurs , d„ libé-rateur de fa patrie, furent expo-sés fur la tribune aux harangues,qu’il avoit tant de fois fait reten-tir de fa voix éloquente. II avoit63 ans lorfqu’il fut égorgé, Pau43 avant Jésus-Christ Les historienspeignent Cicéron avec n n taillehaute, mais miiqce. le coû d’mielongueur extraordinaire la visagemâle & des traits réguliers; Pair siouvert & si serein , qu’il inspiroittont à la fois Rattachement & lerespect. Son tempérament etoit foi-ble, mais il I avoit fortifie par lafrugalité. Dans les habits & la pa-rure, que les (âges ont regardéscomme les enseignes de Pâme, ilobfervoit ce qu’il a prescrit dansles Offices II s habilloit avec tamodestie & la décence qui couve,noit à son rang & à Ion caractère.II aimoit la propreté fans affecta-tion. 11 évitoit avec soin les singu-larités , également éloigné de lanégligence grossière & de la déli-catesse excessive. Rien n'étoit plusaimable que fo conduite & sesmaniérés dans fa vie domestique& dans la société de ses amis.: po-re indulgent, ami zélé & sincere,maître sensible & généreux. S011humeur étoit naturellement en-jouée , & son esprit tourné à laraillerie. L’usage qu’il en St dansles affaires publiques , fut toujoursassez mesuré, pour ne lui attireraucun reproche; mais dans les con-versations particulières , il mêlatrop souvent des plaisanteries ,bonnes ou mauvaises, aux chutesles plus sérieuses, & il ne craignitpas assez de so faire des ennemispar ses bons mots. On a remarquéencore qu’il s’enfloit trop dans laprospérité, qu’il s’abattoit trop dansla disgrâce : dans Pline ou dansl’autre situation, il se fiersuadoitaisément qu elles ne dévoient jr-S f iij