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difoitle pape, qui a faatuc *<‘p de confident , ne saurois man-quer A'tire trahi. Ce qui ria pas étédit , ne s'écrit point. Infatigable autravail , il veillait une partie desnuits pour s’occnper îles affairesde régisse dont il étoit le chef,ou des états dont il étoit le pere.La réglé , disait - ii quelquefois, estla boujfole des Religieux; mais le be-soin des peuples ejl I'horloge des Sou-verains : « quelque heurt qriils aientbesoin de nous , Usant Ure à eux.II étoit d’un caractère enjoué, di-sant souvent de bons mots , maisne blessant jamais personne. Je uefuis point surpris , disait- il lin jour,que M. le Cardinal de Bernís aitbeaucoup désiré de me voir Pape.Ceux qui cultivent la Poésie , aimentles métamorphoses. Comme il vou-lait mettre quelques nouveaux droitslur les marchandises qui venaientde l’étranger, on lui représenta qu’ilIndisposerait les Anglois & les Hol-landois. Bon, bon, répondit-il eusouriant, ils ri oseront montrer leurmécontentement ; car s'ils me fâchent,3 esupprimerai le Carême. Son amourfour les lettres, l’engagea de for-ger á Rome un Mttsteum, où ilrassembla beaucoup de précieuxrelies de l’antiquité. II s’étoit faitdonner une liste des plus célébrésécrivains île ses états, & si la mort*}’eut ^a$ empêché l’exécution de* es desseins, il devait récompenser^ux dont les ouvrages avaientPour objet la religion ou U patrie.
Il est juste , diloit - il an cardinal»i Cavalchini, que les Auteurs qui» nous instruisent ou nous édi-3) fient , trouvent des rémunéra-*> teurs dans les Princes. L’ar-*• Sent ne peut être mieux em-» ployé qu’à soutenir le mérite»> & à encourager les talent. 11 est55 honteux qu’il n’y ait des recher-ebez établies que pour les mal-
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„ Pasteurs, & qu’on ne s’informe„ ni de la fortune , ni de la de.„ meure des hommes qui éctaí-,, rent le monde. „ Ajoutons à cestraits , qu’il fui sobre , désintéres-sé, & qu’il ne connut pas le népo-tisme. Sa succession fut celle d’utireligieux plutôt que d’1111 pape. Onle pressoit de faire un testament ;il répondit, que le s choses iroient &qui elles appartiendraient. Affis aurang des rois, il fut servi commeun (impie religieux. Lorsqu’on luireprésenta que la dignité papaleexigeait plus d’apprêtg , il se con-tenta de répondre : Psi Saint Pierre,ni Saint François ve m'ont appris àdîner plus splendidement ; & lors-que le chef de cuisine vint le supplierde le conserver dans son poste ,il lui dit : Vous ne perdrez pas vosappoint ariens , mais, pour vous met-tre en exercice, je ne perdrai pas ittxsanté, r.é marquis de Caraccioli 3.donné fa Vie, Paris 177; & 1776 ,vol. in-Iî , & la Traduêlion desprétendues Lettres & antres Ecritsdont la plus grande partie a été faus-sement attribuée à ce souverain pon-tife , 1776 & 1777, z vol. >n- ir.Tout le mérite des Lettres misesfous le nom de Clément XIV estd’être un assez bon Roman moral,& de représenter fidellemcnt lc ca-ractère du pontife. Si ('éditeuravait voulu le mettre au - dessus detout soupçon , il aurait déposédans une bibliothèque publique ,les originaux , avec les attestationsde ceux qui avoient reconnu Ré-criture. Quand on met à la têted’un livre le nom d’un pape dontk. cendre est encore chaude, onne saurait prendre assez de pré-caution pour prouver au publicque ce livre est à lui. Quant auxautres écrits qui composent le z mevol., la plupart font très - médio-cres ; L quant même ils seroisajV v iv