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demanda s’il n’étolt pas fatigue ?Je n'ai jamais vit cette cérémonief lus timon aise. Jamais pape n’avoitété élu dans des teins plus difficiles,le Portugal, brouillé avec le saint-siegc, vouloit se donner un pa-triarche : la maniéré dont le prédé-cesseur de élément AY s'avoit traitéle duc de Parme, aroit indispose'les rois de France, d’Espagne L deNaples : Venise prétendoit réformerles communautés religieuses, fansle concours du pape : la Polognecherchoit à diminuer son autorité :les Romains eux-mêmes rnurmu-jroient. Un esprit de vertige, ré-pandu de toutes parts, attaquait &le trône & l’autel. Pour remédierk tant de maux différens, ClémentXIP chercha d’abord à fe concilierles souverains ; il envoya un nonceà Lisbonne ; il supprima la lecturede la bulle In ctena Domini , quirévoltait & indignait les princes ;il négocia avec l’Espagne A la Fran-ce , sans rien faire qui pût marquerla pusillanimité & la bassesse. Presséde fe décider fur le fort des Jésuites,il demanda du tems pour examinercette grande affaire. Je suis, écri-voit-il, le pere des fidèles , & sur-tout de S Religieux. Je ne puis dé-truire un Ordre célébré , fans avoirdes raisons qui me justifient auxyeux de Dieu U de la postérité. Aprèsplutieur* an ne es de discussion , ildonna, >e ri juillet 1773, le fa-meux bref qui éteint à jamais laCompagnie de Jésus. Depuis cettesuppression, Clémtnt XIV, acca-blé de tra vaux, de soucis & de crain-tes , regrettant fous la tiare fa cellu-le de Cordelier , ne fit presque plusque languir. Dès ta fin de juillet,j774, le pape n’étoit plus qu’uncombfe de lui-même; ses os sem-liloient diminuer & s’amollir ; ilsentait des douleurs cruelles ; favoix s'était éteinte. Je vais à l’é-
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temité , disoit - il, & je fais t cur ‘quoi. II rendit le dernier soupir lírr septembre suivant. Cet événe-ment funeste donna lieu à des con-jectures bien malignes , détruites e«partie par le médecin du pape, fl 111attesta qu’il avoit été victime,du-poison, mais d’un travailctffif&d’un mauvais régime,glise perdît par cette mort un P 1 ’"'tifesage, courageux, juste, éclairé»ami des lettres. Elevé comme S ,xteV de l’omhre du cloître à l’éelat dutrône, placé comme lui dans descirconstances difficiles , considérécomme Sixte des étrangers & ^souverains, il ne fut ni dur > nlinflexible , ni superbe comme cepape. II traitait avec beaucoup d in *diligence les religieux qui vouloir"quitter leurs cloîtres. Un générad Ordre fe plaignant d'1111 br-’s ‘sécularisation qu’il avoit accoidel’un de ses religieux : Vousplutôt m'en remercier , lui réple pape j ce religieux se seroit P cf ’chez vous, auroit entraîné les .dans lu perte , (J vous auroit P t!lêtre égorgé. Se regardant co 111 "^le pere commun dc tous les Cl'Jtiens, il accueillait égalementles étrangers, hérétiques, ou c ”tholiquvs. Aussi Mylord *** dita^il un jonr à quelques - uns decompatriotes : Vous connoiffez- ’ ,ricbcjes & ma fille unique .. ^l'udore. Eh bien, je la denueroi s ^Pape s'il pvuvoit se marier, ^jejuis enchanté de fa personne c?son esprit. Les Anglois Pierre !de son vivant, son buste P 3! 1ceux dis grands hommes, .
Clément XsVapptit cette nonvt f
Plût à Dieu, dit-íl, quils fil)pour la religion , ce qu'ils f cnt • L;,moi! II ctoit très-secret, & svant ('expression d’un cardinalmed’esprit) son pontificat n e,pas celui des curieux, c n