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Tome IIe. [BA - CON.]
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CLE

ouvert à la page du meurtre d'Ho-ioferne par Judith. Le parricide ,conduit le lendemain chez le roi,dit qu’il venoit lui apprendre leschoies les plus importantes de lapart de ses fidèles serviteurs de Pa.fis ; mais qu’il ne pouvoit les com-muniquer qu’à lui seul. Comme onse retiroit, on entendit Henri IIIa’écrier : Ah malheureux ! que t’a «l 'Mf - je fait pour m'a fujjmer ains}On rentre, & l’on voit son sang coti-ser du bas-ventre, où ce scélératS voit enfoncé son couteau & l’a-voit laissé dans la plaie. Le roi letetira lui - même , & en frappa lemonstre à la tête. Les seigneurs,dans le premier mouvement, lePercerent de mille coups. Son corps*ut ensuite traîné sur la claie, tiréQuatre chevaux , & brûlé. Cetîxéerahle attentat fut reçu bien ali-mentent par les Ligueurs. Lorsque•a mere de Jacques Clément parut à"aris, après le parricide commiskar son fils, les prédicateurs en-rageront le peuple à aller vénérerCl tte bienheureuse mere Sun saintJlartyr : c’est ainsi qu’un appclloit*'< chaire le monstre, taudis qu’on^ donnoit à Henri que le nom d' Hé-r °de. Son portrait fut placé for lesa ptel$ de Paris, à côté de l’Euchamftìe. LaSorbonne, à cc que d i soi ttahhé de Longueruc , délibéra dedemander fa canonisation. On pro-hosa de lui ériger une statue dansl e glise de Notre-Dame; on alla en°use à Saint Cloiul racler la terretinte de son sang. On imprima leJartyre de St. Jacques Clément ,aris j„. j , avec la figure.

. ,lete - Quint , prononça son élogea| U mi consistoire, L osa le compa-ïr à Judith & à Eléazar. “ Cettemort, dit-il, qui donne tant d’é-S > tonnement & dadtniration , sera51 crue à peine de la postérité. Un•> seès-puissant roi, entouré d’une

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„ forte armée, qui a réduit Paris à„ lui demander miséricorde, est tué„ d'un seul coup de couteau par un„ pauvre religieux.Cèrtes ! ce grand„ exemple a été donné , afin que„ chacun connoiíse la force des,, jngemens de Dieu. „

XX. CLEMENT, (Julien) phi-rnrgien accoucheur , natif d’Arlcsen Provence, excella dans l’art desoulager les femmes dans l’enfan-tement. II fut appelle trois fois âMadrid, pour la reine d’Espagne,en 1713 , 1716 ífc 1720. Louis XIHl’avoit annoblì dès 1711 , avec laclause expresse qu’il ne pourroit quit-ter la pratique des accmicltemeiis.Cet habile homme mourut à Parisen 1729 , à 80 ans.

XXI. CLEMENT, (Pierre) ne

à Geneve en 1707, & mort en1767, demeura assez long teins enAngleterre , où il publia en 17? r& 1752 des feuilles périodiques ,fous le titre de Nouvelles Littérairesde France , qu’on recueillitcn 17;;en 4 vol. in-8, & qu’on réimprimaà Lyon en 2 volumes in - ir. Cetouvrage, écrit d’un style léger Scsaillant, assaisonne' par le sel de lacritique, & rempli de jngemens im-partiaux , plut beaucoup , qnoiijuela décence y soit souvent osseuses ,Sc qne fauteur affecte trop d’esprit& de gaieté. II vouloit paraîtrehomme du monde L homme deplaisir , & il affiche trop souventle ton de ces deux personnages.On a encore de lui trois pieces dethéâtre: I. Francs-Maçons. l\.

Une Mérope. III. Le Marchand deLondres , tragédie anglaise , traduitede IJllo: cette derniere picce estla seule dont 011 se souvienne. Cetauteur étoit fait peur le plaisir Scla société. II avoit beaucoup degoût pour la satyre, & il ne man-quait pas de talent dans ce gcíiredangereux.