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XXÏÏ. CLEMENT , ( Denys.Xavier ) de l’académie de Nanci,doyen de 1’église collégiale de Ligni,prédicateur du roi, confesseur deJlfesdamts, né à Dijon en 170S,mourut en 1771 , avec une granderéputation de piété. Ayant surmontépar sa patience une difficulté qu’ilivoit dans la parole, il fe consacrade bonne heure á la chaire & à ladirection, & il servit utilement l’E-glise dans ce double emploi. II ra-mena avec une charité douce &patiente, plusieurs incrédules &quelques libertins à la vérité & à lavertu. Ses Sermons ont été impri-més en 1771, 4 vol. in-12. II yrégné l'éloquence simple & forted’un homme de bien , qui n’a paspuisé ses ornemens dans les auteursprofanes , mais qui s'ejì nourri dèsIon enfance du lait substantiel del’Evangile ; toutefois son coloris estfoible. Nous avons quelques ouvra-ges de piété, où l’abbé Clément mon-tre le même esprit que dans ses Ser-mons , avec un style plus froid &plus compassé. Les principaux font :Avis à une Personne engagée dans lemonde , in-18. Méditations fur laPaJJìon , in-12. Inftruélions fur leSacrifice ie la Méfié , in - 12. Maxi-mes four fe conduire chrétiennementdans le monde , in- ir ; Exercice deV Ame fur la Pénitence VEucha-ristie , fil - 12, &c.
CLENARD , (Nicolas) né àDiest dans le Brabant, mort à Gre-nade en 1542, voyagea en Fran-ce , en Espagne & en Afrique ,pour se familiariser avec les lan-gues vivantes ; il savoit déjà laplupart des langues mortes , le la-tin , le grec, l'hébreu. On a de lui :I. Des Lettres Latines fur ses Voya-ges , curieuses & rares, & dont lameilleure édition est celle de 1606in - 8, avec quelques additions. Lelatin en est assez pur; il l’auroit
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été encore davantage , fi Fauteurn’avoit pas entassé tant de languesdifférentes dans fa tète. II. UneGrammaire Grecque , qui eut long-tems beaucoup de cours. Vojfius enpublia une édition à Amsterdamréço , in - g. III. Des F MesHébraïques, moins estimées.
CLÉOBIS U BITON , étoientdeux freres, qui fe rendirent cèle*bres par leur tendresse envers lentmerc, prêtresse de Junon, Commeun sacrifice qu’ellc devait faire exi-geoít qu’elle fût menée au templesur un char , ils suppléèrent au de*faut des boeufs , qu’on ne put avoirdans le moment j & s’étant enx-mêmes attelés au char, ils la trai*nerentau temple. Leur mere , tou-chée de cette marque de tendressepour elle , pria Junon de leur ac-corder le plus grand bien que le*hommes pussent recevoir des Dieux.Ces jeunes gens, après avoir soup®comme de coutume avec leur me re *allerent fe coucher ; & le lende-main ils furent trouvés morts dansleur lit.
CLEOBULE, fils d 'Evagoras,1 un des Sept Sages sic la Grece »fit un voyage en Egypte, pour ap-prendre la philosophie de ce peu-ple. II étoit contemporain & anl1de Solon. On ne le conneît guercque par ses maximes. II reconiman-doit de ne point s’cnorgueillir dansla prospérité ; de ne point s'abat-tre dans l'affiiction ; d’obliger f**amis pour fe les attacher davanta-ge , & ses ennemis pour en fa' redes amis; de 11e flatter ni gronderfa femme en présence des étran-gers , l’un ctant une petitesse, &l’autre une indiscrétion ; d’exami-ner avant de sortir dc sa maisonce qu'on va faire, & à son retource qu’on a fait ; de ne souhaiterní de commander ni d'obéir; 1 ®*béissanee se changeant ordifUssW