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Tome IIe. [BA - CON.]
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déclara pour les Triumvirs. AntoineVainqueur à Philippe la cita de-vant lui, pour répondre à quelquesaccusations formées contre elle.Cléopâtre résolut dès-lors rì’enchaî-jier Antoine comme elle avoit en-chaîné César. Elle fit son voyagefur une galeie brillante d’or, en-richie des plus belles peintures ,avec des voiles de foie couleur depourpre , mêlée d’or ; des ramesd’argent , qui ne se mouvoientqu’au son d’une infinité d'instru-mens de musique;. Cléopâtre , habil-lée en Vénus sortant de la mer , pa-roi fioit sous un magnifique pavil-lon de drap d’or. Ses femmes repré-fentoient les Nymphes & les Grâ-ces. La poupe & la proue étoientcouvertes des plus beaux enfans ,déguisés en amours. II n’en falloitpas tant pour séduire Antoine. Sonarmee, saisie comme lui d’admira-tion , se mit à crier que Vénus étoitvenue troitver Baccbus : comparai-son qui ne déplut point à Antoine. Lareine d’Egypte éclipsa entièrementà ses yeux la belle lycoris la maî-tresse , & s’cmpara tellement deson esprit , qu’il fit mourir à sapricre la princesse ArJ'moé sascenr,réfugiée dans le temple de Dianeà Milet , comme dans un asyleimpénétrable. Tout le tems qu’ellefut à Tarse, se passa en fêtes &en festins. Ces fêtes se renouvelte-rent à Alexandrie avec une magni-ficence dont il n’y a jamais eud’exemple. Ce fut à la fin d’un deces repas, que Uécpâtre ,détachantde son oreille une perle d’un prixinestimable , la jeta dans une cou-pe pleine de vinaigre , & l’avalaaussi-tôt, pour dévorer en un mo-ment autant de richesses, qvCAn-toine en avoit employé pour satis-faire à leur luxe & à leurs débau-ches. Un des plaisirs à’Antoine étoitde se mêler le soir à une troupe

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de libertins obscurs, de se déguiseren valet pour aller la unit courirla ville , de s’arrêter aux portesdes boutiques pour chercher que-relle aux artisans. Cléopâtre , sou-vent déguisée en servante, fut‘I etrustes les parties avilissantes de ccdistributeur de couronnes. Quoi-qu’elle eût bien plus d’esprit &de délicatesse , elle sut se mettrede niveau avec lui pour le subju-guer. Un voyage â'Antoine à Romeinterrompit ces fêtes , les une*éclatantes , les autres honteuses.Cléopâtre se consola dc l’abscncede son amant , par les charme*de l’étude : elle rétablit la biblio-thèque d’Alexandrie , brûlée quel-ques années auparavant, & Rani-ment» de celle de Pergame , com-posée de plus de deux cents mille vo-lumes. Antoine , dc retour à Alexan-drie , y entra en triomphe, & fi*proclamer Cléopâtre reine d’F.gvp'te , de Chypre & de la Ctelélyii c >Si les enfans qu’il en avoit eus ,rois des rois : ( Voy. JuBA , i>v. Il /Oélune ne tarda pas ì déclarer •*guerre aux deux amans. Elle fi nltpar la bataille d’Actium, dans la-quelle Cléopâtre effrayée prit la f 111 'te, & fut suivie par Antoine. Cetteprincesse , craignant de perdre »couronne, trahit soli amant, & ndésespéra point de faire laquête à'Ocluve. L’cssai qu’elle “de ses charmes, fut inutile. Alors»pour éviter la honte d’être menée *triomphe à Rome , elle se fit .le sein par un aspic , & mauvul’an 30 avant J. C. à 49 ans Lgypte fut réduite en prov>»oRomaine. On a donné ’so l,S ^nom deux ouvrages , qui n* °’! eni d’clle, ni dignes d’elle :ir.edìcawine ftciei , Epifi°-‘ e stitre , dans le l’étrone vatiorunu * *De morbis Multermn , dans GVeiorurn libri ab Ifr. Sj>aci)jî? c *