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Tome IIe. [BA - CON.]
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CLE

-kê, Strasbourg 1597, in-folio.

CLÉ O STRATE, astronomeGlec, natif (le Ténédos vers l’anîZL avant J. C., découvrit le pre-mier les signes du Zodiaque, &^forma le Calendrier des Grecs.

I. CLERAMBAULT.ro>Ulerembaut.

U. CLERAMBAULT , ( Louis-Nicolas) né à Paris en 1676, mortE>ns la même ville en 1749, plut* Louis XIV par ses Cantates. CePrince le nomma surintendant desc »ncerts particuliers de Made de^Laintenon. II étoit déjà organisteS. Cyr. On a de lui cinq liviesJ* Cantates , parmi lesquelles celle'Orphée est regardée comme son®hef. d’œuvre. ( Voyez LouVEN-DUS, t.) On lui doit encore plu.ïe «rs Motets, & des morceaux deClique composés pour des FêtesParticulières. Clérambault unit à** qualité d’habile musicien, cellebon pere, de bon mari, de bonîmi ; & les caprices ordinaires àpiques artistes, ne ternirent ja-**' a ’ s ses talcns.

V.Ï 1 I. CLERAMBAULT, (César.*»nqois-Nicohs de) organiste de« • Sulpice , mort en 1760 , eut de1 réputation dans son genre.

L CLERC, (Jean le )dit Bujsy,F°cur*ur au parlement de Paris ,t fait gouverneur de la Bastille? r le êuc de Guise pendant lesj|, 0 !*bles de la Ligue. H avoit étéa bord tireur d’armes. Cet hom-jj 5 °bscnr, un des chefs de la fac-t s' tl des Seize, entra dans la grand’-’mbre du parlement , suivi dej^ l®tellit es s al ,(li mutins que lui.ì, ot * présenter à cette compagnie( j t e requete, ou plutôt un ordrech S Uw ' 1 avec 1^ prévôt des mar-auds , i es échevins & les bour-j^“>sde Paris, pour la défendre de' "'Sion Catholique: c’eft-a-dire ?

CLE 6ti

contre la maison royale. Sur le re-fus du parlement , il mena à haBastille en i;6y, l’épee à la main,tous ceux qui éteient Opposés àson parti. Le premier président,Achille de Harlay, & environ 60autres membres de cet illustrecorps, suivirent ce misérable, quiles conduisit comme en triomphe.II les fit jeûner au pain & àl’eau, pour obliger ces magistratsà se racheter de ses mains ; c’eftce qui lui mérita le titre de GranéUPénitencier du Parlement. “Lesame-„ di 18 août 1590! ( Ah VEtoile ì ,„ Buis qui comme ses compagnons„ ne vouloir pas entendre parler de,, paix, non par zele pour la reli»„ gion , mais pour U peur du mé«„ decin qu’on nammoit la Corde ,„ vint aborder le président Bris-y , so», auquel il dit avoir enten.„ du parler de paix ou d’un ac-,, co r J, ledit président filant doux,„ répondit: Que de sa part il auroittoujours plus d’égard à la religionqu’à la nécessité.. Quoique très-grandenéccjjìté, repartit Bulïì, je fuis quec'est la couverture de tout, que cettebelle nécejité-, mais je vous dirai, jeu' ai qtt’un enfant, & cependant je lemangerai plutôt à belles dents que Aeme rendre jamais , & il ajouta, met-tant la main sur son épée : J’ai uneépée tranchante , avec laquelle je met -traien quartier le premier que je fau -rai qui parlera de paix. „ Lorsque leduc de Mayenne délivra Paris de lafaction des Seize, en 1 yyi , U Clercrendit la Bastille àja premiere som-mation , à condition d’avoir la viesauve. On lui tint parole : il se sau-va à Bruxelles, où il vécut miséra-blement, faisant le métier de pré-vôt de salle. II vivoit encore en1634, ayant toujours un gros cha-pelet à son coû , parlant peu, maismagnifiquement , des grands pro-jets qu’ii avoit manqués.