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Tome IIe. [BA - CON.]
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„ tirée à vous ménager , pour soiif-3, frir que vous plaidiez dans Tétât,3 où vous étés. „ Et l’orateur futobligé de s'affeoír... Cet homme fianimé, fi éloquent devant un pu-’blic qui Tanimoit, étoit froid & ta-citurne dans les sociétés particulic-fcs. Si ceux qui me voient , disoit-il,fnt Au jugement £3* de ítt religion ,fra de paroles leur suffisent , s'ilsn'ont ni l’im ni Vautre , pourquoi aielierai-je avec eux > Ce que Ton apu recueillir de ses ouvrages, ser-ine six volumes in-4. Paris 17Ç r& suivantes. On y trouve des Mé-moires , des Consultations , des Dis-cours , des Plaidoyers , &c. On a ditde lui, qu’il étoit dans le barreau,ce que Bourdaloue étoit dans lachaire. Son éloquence est à 1 a foisnoble & simple, pleine de nerf,d’élégance & de précision. II réduittoutes ses preuves à une feule, qu’ilfait paroître fous des faces diffé-rentes , & toujours avec le mêmeavantage. II plaidoit la plupart defes causes fur de simples extraits :les endroits les plus pathétiques &les plus brillons naiffoient dans leFeu de faction. L’on n’a conservé defes plaidoyers, que ceux qu’il avoitfait imprimer lui-même en sonnetle mémoires. Les lecteurs qui vou-dront connoîtrc plus particulière-ment ce grand homme , peuventconsulter la Préface dont M. Ber-nard a orné le premier volume de<íes ouvrages : Cochìn y est peintcomme orateur , comme écrivain ,comme chrétien , comme citoyen.•On lit dans Ic Mercure d’avril178e , une notice de M. de la Bre-telle , où il parle très-févérementdes talens de Locbin. Comme le ju-gement qu’il porte fur ce fameuxavocat, psroìt réfléchi, nous le rap-porterons , fans l’adoptcr ni fans lerejetter en entier. “ En lisant, ( ditM. de la Bretelle, les six volume»

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,, in-4. de Cochìn , on cherche lcS« causes d’unesi belle gloire , & on» est forcé , pour ('expliquer , d®„ croire que le Cochìn de Taudien-„ ec, étoit un autre homme qu®„ celui que nous retrouvons dans55 /es écrits. Tant de bons juges» qui l’ont entendu déposent aise*,, de toute ('admiration qu’il exci-« toit. je souscris volontiers à dcS„ témoignages si universels, si« posans. Je n’examine ici qu® ' c« talent de ('écrivain , & dans cettej, partie même , personne ne sent„ pins que moi son vrai mérite»„ mais j’avoue qu’il Falloit avoir„ une grande envie d’établir„ modelé dans ('éloquence d u har-„ reau , pour lui déférer ect hon-

„ ncur. Cochìn• doit certainement„ rester un des premiers avocat* »„ mais iln’eft'niun grand j« rl ‘'„ consulte , ni un grand oratei ,r-„ Lisez fes plus beaux Mémoires »„ vous y verrez une dilêusik"„ nette L précise ; jamais, nf " e„ vastes développemens, ni ile„ grands principes créés , ni d’ cr '„ rcurs & de préjugés détruit*’„ Communément dans son Kfk >„ il ne tombe nj ue s’éleve , l ,!irt:e„ que son style n’est gucrc q lie„ celui d’une discussion d’affaire*'„ II a cependant tin certain U°m'„ bre de Mémoires vraiment d»'„ tin gués ; dans ceux-ci, fes pi® 11„ font conçus avec peu d’éteudne »„ mais avec une grande jnft®’

,, d’esprit ; son style a dc la s° vc ^’„ ‘le la simplicité , mais de k .,, chereffe ; il n’éleve jamais,, Tame ni T esprit. II a si peu 1 ® t?„ lenf du style, que toutes les f 0 *„ qu’il vmt ou animer fa penst® ’„ ou colorer son expression , >' **„ proche du mauvais goût. Cep®^„ dant, dans une douzaine d® *„ ouvrages , il retient & il atta®

3; Ion lecteur. C’cst qu’il P 0 ® 1 ^„ v