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Tome IIe. [BA - CON.]
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est à !a vérité triste & même som-bre , mais jamais tragique. /c Toni-fie de Guide , & deux fuit: iVl'eimgmiles en vers franc;., VEpître à AI.Duluimú , le poème de Prométhée ,qui parurent depuis, offrent des dé-tails agréables, & font en généralversifiés d’une maniéré douce &harmonieuse. L ’úipitrr à AI. Duha-mel qui est remplie de peintureschampêtres L de fentimens de bien-faisance & [('humanité , offre destirades pleines de verve, & a étécomparée par quelques admira-teurs enthousiastes aux meilleuresEpîtres de Boilcau. Ces divers ou-vrages indiquoient fauteur à f aca-démie Françoise : cette compagnieje nomma à une de íes places aucommencement de 1776 ; mais ilne put prononcer son discours deréception. La mort f enleva à lasieur de son âge , le 7 avril de laniênie Prnée c avant même qu’il eùtété.reçu, pes mœurs douces, uncaractère,indulgent &. ennemi dela satyre, pendoient son commer-ce facile & fa société agréable. IIavoit des amis , & il faisait toutce q u il faut pour en avoir. Ayantappris que M. ÌVatelet traduisaitJa Jérusalem délivrée du l'ajsc , ildiscontinua une traduction qn’ilavoit commencée du mémo poçmc.II fit plus encore: il eut le couragede jet ter au Feu, avant fa mort,plusieurs estants déjà traduits. Cepoète qui a 11. bien peint la naturedans ses vers, & qui savoit mêmedessiner , .ne voyoit dans lés cou-ïcurs que lc noir L le bsime, &que. les nuances diverses,.des clairs& des ombres. Cette conformationparticulière n’affoiblit point lescharmes de Ion imagination, SosŒuvres ont été recueillies eii s vol.in-tz. Paris , sig. 1.779. Outre lesouvrages que nous avons cités,.on y lit mie comédie intitulée Us

cot

Perfidies à la mode, où l'on remar-que quelques jolis vers , deux outrois portraits assez bien faits, &pas une étincelle de comique. Ouy verra encore avec plaisir quel-ques picccs fugitives échapées afa muse facile, & pleines de na-turel & de grâces.

COLASSÉ , ( Paschal ) maître demusique de la chapelle dn roi, na-quit à Paris en 1636, & mourutà Versailles en 1709. II fut l’élc-vc de fj/lli, qu’il prit pour modelédans tontes ses compositions ; maisil f imita trop servilement :

Cohisse d- Failli craignit de s'écarter ;Jl le pilla, dit-on, cherchant à l'imiter .

Qu’il le copiât ou non, son Opé-ra de Ti'étìs Pélée sera toujoursregardé comme un bon morceau.Mais on ne peut pas donner lemême éloge à son Achille , tragé-die - opéra , dont Campiflron avoitsait ces paroles, & fur lequel oufit 1''épigramme suivante :

Entre Campistron N CalasseGrand débat s'émut au Parnasse,Sur ce que f Opéra n'eut pas un fortheureux >

De son mauvais succès nul ne se crutcoupable.

L'un dit que l.i musique est platemisérable ,

Lautre que lu conduite «J les versfont affreux i

Et le grand'Apollon , toujours j?lg eéquitable ,

Trouve qu’ils ont raison tous deti*'On fit encore ccllc-ei sur lo poète& le musicien :

'Lulli près du trépas, Quinault fisle retour ,

Abjurent l'Opéra , renoncent à l **xtaur ,

Prejfés de la frayeur que le remordsleur donne,

D’avoir gâté dc jeunes caitrí