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Tome IIe. [BA - CON.]
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COL

Avec des vers touchans fis des sems

' enchanteurs.

Culasse fi f Campistron ne gâterontpersonne.

C n a encore île Colosse iles Motets ,des Cantiques , iles Stances. Ce musi-cien avoit la manie de la pierrephilosophale , paillon qni raina sasanté & sa bourse.

I. COI.BERT, (Jcan-baptisse)marquis de Seignelai , ne à Reimsc» \/> 19 , avoit nu oncle feeré-stire du roi, négociant à'Troyes,Pli le plaqa^chez Mascranni & Co-banquiers du cardinal Ma-z-arìn. Ce ministre connut sestalcns& lui confia ses affaires. Prêt àmourir, il le choisit pour être unde ses exécuteurs testamentaires.On doit compter parmi les servi-ces que ce cardinal rendit à la F ran-ce, celui d'avoir tellement pré-paré la confiance du roi pour Col-bert, dit le président llíimdt , qu’elletrouva toute établie qjiaud ilmourut. II le recommanda commemi homme d’ime application infa-hgable, d une fidélité à toute épreu-Vc , & d’une capacité supérieuredans les affaires. Je vous dois tout ,k IRE, dit-il auroi; mais je croism acquitter en quelque forte envers‘ otre JStajeft /, en vous donnant Col -^crí. Après la disgrâce d cFoncquct,* laquelle i! eut beaucoup de part,^ qu’il poursuivit avec un peutr °P d’acharncmcnt , Colhcrt gou-verna les finances fous le titre deMintróleur-général. Tout le mon-de conno’t le sonnet injurieux que,*e poète ilesnault laiu; i contre Col-[’st ; L fa réponse à ceux auxquels>1 demanda si le roi y c toit o sien sc ?

, dirent-iis. - Je ne le suis doncí'jr- Le nouveau ministre rétablitmentôt tordre que son prédcces-J cilr avoit troublé, & ne cessa de“avaliser à la gloire du roi & à

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!a grandeur de l’état. Le beaujìecíe de Louis Xf X commença àéclore. On accorda des gratifica-tions anx savans de la France &aux saVans étrangers. Les lettresdont le ministre accompagnoit cesgrâces, étoient encore plus flatteu-ses que les présens mêmes. Quoi,oue le Roi ne soit pas votre fmveruin,ccrivoít-il à Isaac Xojjtus , ií veutnéanmoins être votre bienfaiteur.Ri»cevez cette lettre de change , commeune marque de son eflime fi j un gag tilb sa proteíiiou. Le roi connoiffantpar lui-même le mérite de Colbert ,le fit surintendant des bâtimensen 1664. Tous les arts qui ontquelque rapport aux bâtimens ,semblerent alors revivre. La Fran-ce vit des chef-d’œuvres de pein-ture, de sculpture , d’architectu-re; la faqade du Louvre, la gale-rie de la colonade, les écuries îleVersailles , p observatoire de Pa-ris , &c. De nouvelles sociétés degeus-de-lettres & d’artistes furentformées par ses foins. L’académiedes inscriptions prit naissance danssa maison même, en 1665. Celledes sciences fut érigée trois ansaprès , & celle d’architeílure en1671. Les compagnies qui avoientété fondées long-tems auparavant,comme l’académie Françoise , &selio.de peinture & de sculpture jsc ressentirent de la protestion quelc nouveau dléchu accordoit à toutles arts. Non content d’avoir ré-tabli les finances , L d’avoir en-couragé tous les gens de mérite ,il porta ses vues fur la justice,inv la police , fur le commerce ,fur la marine. Un conseil formépour discuter toutes ccs matières ,donna ces réglcmens & ccs belldbordonnances, qui font encore au-jourd’hui le fondement de notregouvernement. Le commerce, quela b rance n’at’oit exercé jusqu’a,