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Tome IIe. [BA - CON.]
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avant que d’entrer dans cette ville.11 fut un des juges du tournoiqui se fit au camp du Drap-d’or en15:0. L’annéc suivante il différad’un demi-jour d’attaqtier Clmrlcs-jJuint, comme il le pouvoit foireavec avantage, & il manqua uneoccasion presque certaine de levaincre. II mourut à Acqs l’an1522, en allant secourir Fonta-rabie.

XI. COLIGNI, ( Odet de ) car-dinal de Chátillon il 18 ans, arche-vêque de Toulouse à 19, & évê-que de Beau vais à 20, né en ry r 5:,fut le second du précédent, & sedistingua de bonne heure par sonesprit, & par son amour pour lesbelles - lettres. Son frere d'Ande-lot , qui avoit déjà entraîné l’amiraldans le Calviniste , y précipita lecardinal. Le pape Pie 1 H le privade la pourpre & de la dignité épis-copale, après savoir excommunié.Coligni , qui avoit quitté l'habit decardinal, & qui se faisoit appellcrsimplement le Comte de lieauvais ,le reprit & se maria en soutanerouge. íi étoit alors titulaire ,outre son archevêché & son évê-ché, de 13 abbayes & de 2 prieu-lés. Sa femme Jsubclle de llaute-villc , dame de Lt rê , s'asseyoit chezle roi & chez !a reine, en qualitéde femme d’un pair du royaume ;& on la nommoit indifféremment,Madame U Comte j) e , Madame laCardinale. Après la mort de sonépoux, elle osa demander son douai-re ; mais elle en fut déboutée pararrêt du parlement de Paris en1604. Son mari, condamné au con-cile de Trente, ne fut pas plus fidèleà son souverain qu’il ne l’avoit étéà sa religion : il prit les armes con-tre lui , se trouva à la bataille deSt. Denys en 1568 , & fut décrétéde prise de corps. S’étant retiréen Angleterre , il y fut empoisonné

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par un de ses domestiques en >i 7 1Ce malheureux s’étant fauve c11France , fut pris à la Rochelle »puni de mort. ,

III. COLIGNI, ( Gaspard de -rme du nom, frere du précédent*amiral de France, naquit enà Chátillon-sur-Loing. II porta ! eSarmes dès fa plus tendre jeunem'II se signala sous François I abataille de Cérisoles, & fous >JI, qui le fit colonel -généralf infanterie franqoise , & cnfi'damiral de France en i;;2. IIri ta ces faveurs par les belRactions qu’il fit à la batailleRenti , par son zelc pour la "yciplinc militaire , par ses conq" 6 'tes sur les Espagnols, fur - tout f 3 . 1la défense de St. Quentin. L'a®!'ral se jetta dans cette place, & î"des prodiges de valeur ; mais 1.ville ayant été forcée , il resta l’ 1 'sonnier de guerre. Après la tuf 1de Henri 11 , il se mit à la tête >' e ^Calvinistes contre les Guises , &ma un parti sipuisiànt, qu’il f*‘* 1ruiner la religion Catholique eFrance. ( Ho y. Lf,ri. ) La cour, &un historien , n’avoit point d cl |'nemi plus redoutable, après f'”' 1qui se l’étoit associé. Celui - ci eto^plus ambitieux , plus entrep tenant, plus actif. Coligni étoit dhumeur plus posée , plus m eh'rée, plus capable d'étre chef d 11parti ; à la vérité auffi malhcurc 11 ^à la guerre que t ondé , rna ' s ./^parant souvent par son habibce qui sembloit irréparable ; f 11dangereux après une défaite, ( 1 ,ses ennemis après une vict° ire 'orné d’ailleurs d’autant de vcrt ’, I q’que des teins si orageux & ^prit de parti pouvoient le pe rIIlC .tre. II ne comptoit son sang 1 j,rien. Ayant été blessé , & les a®pleurant autour de lui, il leu 1 í j,avec un flegme incroyable -