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Tome IIe. [BA - CON.]
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furent brisés & engloutis pir unetempête soudaine , sans sortir duport. î®. D’avoir employé des do-gues dressés à un manege horri-ble, qUi confistoit à faire dévorerles malheureux Indiens par ceschiens affamés , qui savoieut dis-cerner à l’odorat les insulaires , &étoient récompensés de leur saga-cité par une double ration de vi-vres. Au reste, ces atrocités peu-vent avoir été faites par les gensde Colomb , qui étoient un vil ra-inas de bandits & d’aventuríersCastillans, fans que leur chef y aiteu part, & fans peut-être qu'il enait eu connoissance.

II. COLOMB, (Dom Barthéle-mi ) frere de Christophe , se fit unnom par les Cartes marines & lesSphères , qu'il faifoit fort bien pourson teins. II avoit passé d’Italie enPortugal avant son frere , dont ilavoit été le maître en cosmogra-phie. Dom Ferdinand Colomb, Ionneveu, dit que son oncle s’étantembarqué'pour Londres , fut prispar des corsaires, qui le menerentdans un pays inconnu, cru il futréduit à la derniere misere : qu'ila’en tira en faisant des cartes denavigation ; & qu’ayant amassé unesomme d’argent, il passa en Angle-terre, présenta au roi une mappe-monde de sa façon , lui expliquale projet que son frere avoit depénétrer dans l'Océan beaucoupplus avant qu’on n’avoit encorefait : que le prince le pria de fai-re venir Christophe, promettant defournir à tous les fraix de l’eatre-prisc ; mais que celui-ci ne putvenir , parce qu’il étoit déjà enga-gé avec la couronne de Castille.Une partie de ce récit, & sar-toutcette proposition faite au roi d’An-glctcrre , paroissent imaginaires.Quoi qu’il en soit, Barthílemi eutpart aux libéralités que le roi de

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Castille fit k Christophe ì 4 en r 49 ?ces deux freres, & Diígue Colombqui étoit le troisième, furent ano-blis. Dom Barthélemi partagea arecChristophe les peines & les fatigue*inséparables des longs voyages oùils s’engagercnt l’un L l’autre, &bâtit la ville de Saint-DomingueII mourut en 1514, comblé d'hon-neurs & de biens.

III. COLOMB , ( Dom Ferdi-nand) fils de Christophe, entra d' 1118l’état eclésiastique , & forma ut>eriche bibliothèque , qu’il laissa smourant à l’eglisc de Scville. <-’ e *cette bibliothèque qu’on a surnom-mée la Colombine. II écrivit ladesonpere, vers lan 15Z0. fost*Colomb, n« I.

COLOMBAN, (Saint) né e “Irlande l’an 560, apprit dès fa í etí ”nesse les arts libéraux , la g ral Tmaire , la rhétorique, la gée"’^trie. La nature l’avoit doué de to**tes les qualités de l'esprit S “.jtons les agrémens de la figure-,craignit les attraits de la volupl* '& les vains plaisirs que le nu>st“^lut promettoit ; & se mit fous la c °"/duite d’un saint vieillard noM»^Silen, dans le monastère de B® 11cor. Pour se détacher de plu* e .plus du monde, il passa dan*Grande-Bretagne , L de là dans'^Gaules avec i * religieux. Un vie' 1château ruiné, dans les déserts <Vosges , fut fa premiere retta'vUne foule de disciples s’étant P rfentes à lui, il bâtit vers l’a»un monastère dans un endroit 1"^commode à Luxeuil, & bientôt^autre à Fontaine. Le roi Thie rr*l’exila à Besançon , à la loU 1 ' 01 .^tion de Brunehaut, à laquelle le ‘ a ^ (íabbé donnoit vainement des 3salutaires. 11 passa ensuite cn ^lie, fonda l’abbaye de Bobío* ,y mourut le 21 Novembre ° ^On a dc lui une Rt%le , q ui a