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découverte, assailli par une tem-pête Furieuse, il se voit, lui & lesliens-, prêt à périr.Environné de fou-ies les horreurs de la mort, il nesenga qu’à une feule chose , il n’a'lu'unseul regret: c’cst que le Fruitde ses courses va être perdu pour^'humanité. 11 entre dans fa cham-bre, il écrit rapidement, au bruitde la tempête & des cris de l’é-Suipage , fur du parchemin , unJournal de fa navigation, l’enve-‘°ppe d’une toile cirée, le met en-suite dans un gâteau de cire, & lejette à la mer dans un tonneau bien®‘>uché, espérant que le ciel con-servera un dépôt si précieux , & lej e 'a parvenir de quelque façon aux"aminés. Ce fut au retour de cettesédition, en 1505, qu’il confonditle s envieux par une plaisanterie de-' r .enue célébré. 11s d isolent que rien11 étoit plus Facile que ses découver-ts , dues à un peu de hardiesse &’ beaucoup de bonheur. II leurproposa de faire tenir un œuf droitj'>r sa pointe ; & aucun n’ayant pu5 faire, it cassa le bout de l’œuFt* appuyant un peu dessus, Sí let ainsi tenir. Rient! étoitplus aisé,“'tent les affistans. — Ji n'en doutefo ‘nt , reprit Colomb ; mais person-» c s'en est avisé, U c'ejl ainsify'tj’ai découvert les /«drj.C’étoicntCe s mêmes envieux qui l'avoientauprès de Ferdinand SuVI-"bfíif. Des juges envoyés fur sesaisseaux mêmes dans son second!°Vage , pour veiller sur sa con-j l *ite , le ramenèrent en Espagne,, Cs fers aux pieds & aux mains.ç°y- Bovadïli.a.) Ouïe retintJ'ftre années, soit qu 011 craignit«’il »e prît pour lui ce qu’i'avoit^'Couvert, comme ses ennemis l'a-j^jent inlìnué, soit qu’uu voulûtjj 1 donner le te ms de se inhiber.s?f>n on l’avoit renvoyé dans l'on,lj i 4 v«au-Monde ; & s’étoit dans
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eette Jme course qu’il avoil apper-qu le continent à dix degrés del’Equateur, & la côte où l’on a bâtiCarthagène. Colomb , de retour dcce dernier voyage , termina peuaprès â Valladolid, en içoá, à 64ans , une carrière plus brillantsqu’heureuse. On lui a élevé unestatue dans Gênes. Les armes quelui avoìt données Ferdinand, étoientune mer d’argent L d’amr, flan-quée de trois isles d’or , & sur-montée d’un globe pour cimier.Ferdinand Colomb , son fils, écrivitla Vie de son pore , traduite enFrançois par Cololendi, Paris 168r,2 vol. in n. ( Voy. Colomb , n»Ilk.) Améric Vsspuce, négociantFlorentin , a joui de la gloire d’a-voir donné son nom à la nouvellemoitié du globe. II prétendit avoirdécouvert le premier le continent.Qnand il seroit vrai qu’il eut faitcette découverte, dit ('auteur dcl ’Histoire générale , la gloire n’en fe-roit pas à lui : elle appartient in-contestablement à celui qui eut le'génie & le courage d’entrepren-dre le premier voyage. Colomb enavoit déjà fait trois en qualité d’a.mirai & de vice-roì, ç ans avantqu 'Améric Vespace en eût fait un enqualité de géographe. C’est doncà Colomb qu’est dû l’honneur d’a-vnir doublé pour nous les œuvresde la création. Mais la gloire hu-maine est bien rarement pure :celle du navigateur Génois est aF-foiblie par quelques aétions quelui reproche l’histoire. 1». D avoirusé de perfidie, quand il fut de re-tour à St.Dominguc, envers le Ca-cique Caonabo , qui avoit vengépar la tnort des Espagnols q»e (,0-lomb y laissa , les insultes qu’ilsavoient reçues des In liens. Prisdans un piege, nn embarqua le Ca-cique pour FEuropc; mais le vais-seau qu’il montoit, & cinq autres,