Band 
Tome IIe. [BA - CON.]
Seite
743
JPEG-Download
 

CON CON 74,

milles livres d’autres refcriptions. ni soutenus , ni regrettés par au-C’étoit-là un assez grand crime aux cun courtisan. L’évêque de Luqon.yeux d’un peuple dépouillé. La ( depuis cardinal de Richelieu , )

créature de Concini , étant entrédans la chambre du roi un peu

Galigaï avoua qu’elle avoit pourplus de iso,ooo écus de pierre-ries. On auroit pu la condamnercomme concussionnaire; on aimamieux la brûler comme i'orciere.Ou prétendit qu’un Juif Italien ,nommé Montalio , étoít magicien ,& qu’il avoit sacrifié un coq blancchez la maréchale. Cependant cemagicien ne put la guérir de sesvapeurs : elles avnicnt été fi fortes,qu'au lieu de se croire -sorcière ,elle s’étoit crue ensorcelée. Elleavoit fait venir deux moines deMilan pour l’exorciser. On ne lapoursuivit pas moins comme sor-cière. Les juges prirent des AgnusDci qu’elle portoit, pour des ta-lismans. Un conseiller lui demandade quels charmes elle s’étoit servipour ensorceler la reine? Galigaï,indignée contre le conseiller, &mécontente de Marie de Médicis,lui répondit avec fierté : Mon sor-tilège a été le pouvoir que les âmes for-tes doivent avoir fur les esprits foì-*/er.De deux rapporteurs qui instrui-firent le procès de la maréchaled'Ancre, l’un étoit Courtin, venduau duc de Luynes & qui follicitoitdes grâces; sature étoit Dcslandes-Fayen, homme intègre, qui 11evou-lut jamais conclure à la mort. Cinqjuges s’abscnterent ; quelqucs-imsopinèrent pour le seul bannisse-ment. Mais Luynes sollicita avcctant d’ardeur, que la pluralité futpour le bûcher. La maréchale sutdonc traînée dans un tombereau àla Grève, comme une Femme de lalie du peuple. Toute la grâce qu’onlui fit, fut de lui couper la tête,*vant que de iccter son corps dansles flammes. L'arrêt fut exécuté le8 juillet 1617. Cette malheureuse, Italienne, & son époux, nc fuient

après ('exécution de son bienfaiteur,Monsieur , lui dit ce prince , noussommes aujourd’hui , Dieu merci:,délivrés de votre tyrannie. Sâlibertefut de peu de durée. ( Voy. GalI-GAI. ) Au reste M. Anquetil, dansson Intrigue du Cabinet fous HenriIF Sc Louis XIII, dit qu’il seroifcinjuste de croire le maréchal d’ Ancre ttel que sont représenté quelques his-toriens contemporains. Bajfompicr-re Sc le maréchal à'Etirées, le ju-geant long-tems après fa mort, &par conséquent avec assez d’impar-tialité , disent qne “ Concini étoit„ un galant homme, d’un bon ju-„ gement, d’un cœur généreux ,„ libéral jusqu’à la profusion , de„ bonne compagnie Sc d’un accès„ facile. Avant les troubles , il,, étoit aimé du peuple, auquel il„ donnoit des spectacles , des fêtes,„ des tournois , des carrousels,„ des courses de bague , dans les-„ quelles il brilloit, parce qu’ilM étoit beau cavalier & adroit à„ tons les exercices. II jouoit beau-„ coup , mais noblement & fans„ pallion. U avoit l’cl'prit solide,„ enjoué, d’une tournure açréa-„ ble. „ Le marquis de Bonnivet,soigneur Flamand , étant prisonnierde guerre dans la citadelle d’A-miens, dont Concini étoit gouver-neur , imagina de paroitre mala-de , pour faire ensuite le mort,être emporté hors de la citadelle&selauvcr. Concini lui dit : Ilferoitbien fâcheux que vous mourussiez fausma garde: car, comme on fait passerles Italiens en France pour de grandsempoisonneurs, je ferois obligé de vousfaire ouvrir. Cette plaisanterie , ditStri , fut uu excellent élixir pour