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Tome IIe. [BA - CON.]
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mîmes sau'es 411a fort pere, ( ditb' o résilient Hefnault ) donner lemême exemple il’ûu retour fincere& ifim dévouement fans réserve.Le génie du grain! Conié pour lessciences, pour les beaux-arts, pourtout ce qui peut être l’objet ilescounoi fiances île l’Iiomine , 11e le,céiloit point ilans lui à ce génieprelqne unique pour conduire &commander les armées. 11 donnoittoujours par écrit ses ordres à seslieutenans , & leur imposoit la loi‘te les suivre. Turenne ilisoit auxsiens ce qu’il croyoit convenable,& s’cn rapportoit à leur prudence,fl arriva île là que celui-ci eut beau-coup il’iUultres élews, & que l’au-t‘e n'e» forma point ou peu. Cesdeux grands boulines s’estimoient :Si favois à me changer , ilisoitLomlé , je 1 imtdrois me changer enTtirenne , c'ejt Le seul homme‘l ,l L puisse me faire souhaiter cechaugcment-là. Sa phylionomie an-J ’onqoit ce qu’il éteit : il avoit letegard d’un aigle. Ce Feu , cettevivacité qui Formoient son caractè-re 1 lui tirent aimer la société ilesoeaux-esprits : Corneille , Basuet,Racine , I)efpréaux , îiourdaloueejoitnt souvent à Chantilli , & 11eS y enmiyoit nt jamais. Cette i>ièm,e*rdeur de génie le porta à examineres diffère n tes religions dit momie.

lut avec avidité les livres lesP ll) s Fameux des Sectaires , despthecs, iles Déifies. 11 conféra*°uvent avec les plus habiles doc-e Urs & les plus grands philolo-P de son siécle. Enfin après iles

le fli

“tes immenses L des discussions

'"finies, il concltit que la religion

^■‘'■bolique étoit la feule véritable ,

j, bue toutes les autres étoient"uvrage de l’imposture ou de laco l * > ^° l ,' ner ' e ' Oes flatteurs de faj q ,r s’efforçoienr de lui insinuercféiiulité ; mais ce prince tint£o>nt u .

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toujours ferme contre leur séduc-tion. II leur difoit souvent : I/oittuvez beau faire , la dispersion UesJuifs fera continuellement une prciuve invincible de notre religion. Ceseroit donc témérairement qu’oiivomiroitaccréditer de* soupçons in-justes fur fa foi; car au lit de Umort, où il faut bien enfin que lesflatteurs lailsut aborder la vérité,le prince déclara , pour détruire cessoupçons, qu'il n'avott jamais doutédes myjhrrs de la religion , quoiqu'ontût dit. M. Déformeaux a donné laFie de ce prince, à Paris 1766,4 vol. iit-12 , qui a effacé celle deCaste , in 4. & in-2. O11 en trouveune autre dans les Hommes illustresde France , de Ch. Perrault.

V. CONDE , (Henri-Jules deBourbon, prince de) fils d n GràndCoudé, né en 1643, & mort en1704 , ctoit un prince très-éclairé,aimant les gens d’esprit, & enayant beaucoup lui- même. ( VoyexCrétin. ) II fe signala dans diver-ses occasions fous son illustre pere& sur-tout cn 1672 au passage duRhin, & en 1674 à la bataille deSerres,. . . Foyez iv. BourboN-C’ONDE. ,

CONDE, ( la Princesse de ) Fey.X. Montmorencv.

COMDIhf.AC , ( Etienne Bon-net de) de l'académie Françoise ,& de celle île Berlin, anbé de Mn-reaux, ancien nrécepteurdeS. A. R.l’infant D. Ferdinand duc de Pir-mc, naquit à Grenoble en 17»*,& mourut d’une iìevre putride ,dans fa terre de Flux près Eeau-janci le 2 août 17*0. Un grand,sens , un jugement sûr, une mé-taphysique nette & profonde , unelittérature anlsi choisie qu’étemlue,un caractère solide , des mœursgraves fans austérité, un ton unpeu sentent!eux, plus de Facilitéil’écrire que dc parler : tels fontiìbb