7s° CONles traits principaux du portrait del’abhé de Condìllac. On a recueillien 3 vel. in ir , sous le titre de sesŒuvres, Ion EJaisur l’origine deseonnaijsunces humaines j ion Traitédes Sensations ) son Truité des Sys-tèmes : ouvrages cxcellens, pleinsá'idées justes, lumineuses & neu-ves , écrits avec clarté , pensés avecprofondeur & dans lesquels le tonphilosophique paroit la langue natu-relle de fauteur. Son Cours à'E-tudes , en 16 vol. in-iï, 1776,compose pour l'iiiitruction de sonillustre élevé, mérite les mêmeséloges j mais, dans la partie histo-rique ; tî’aillcurs, très-bien faite &pleine de vues nouvelles, on délirésouvent plus de chaleur & de viva-cité , & un style plus pittoresque.Ce livre , qui respire l’huinanitéla plus stneere , & le plus vif désirde rendre les souverains bien fai-sans & les hommes heureux, n’estpas écrit avec ce ton pénétré &touchant, que prenoit Fénelon pourparvenir au même but. O11 a en-core île lui : Le commerce (f legouvernement considérés relative-ment l’ttn à l'autre , in - ir : livrequi a été décrié par les anti-éco-nomistes , quoiqu’il y ait des choiesbien vues ; mais on auroit vouluqu’il n'eiit pas été étayé certainssystèmes fur le commerce dcçgraíns,qn'il eût donné à les principes unair moins profond & moins abs-trait , & que dans des matièresqui intéreiïent tous les hommesil [eût écrit pour tout le monde.On a remarqué dans quelques ou-vrages de l’abbé de Condillac ,qu’il avoit une haute opinion deson mérite : il ne lé faisoit pointun devoir de le cacher. Un hommequi savoit si bien faire l’aoalyse &le caleulj des idées, devoit lavoir•xastement combien il cu avoirlu tic íkihvïUcs , & celte comtois*
CON
sauce pouvoit excuser son amour-propre. Ou lui a encore reprocheque, dans son Traité des Sensa-tions, il a établi des principes dontles matérialistes ont tiré de funes-tes conséquences ; que dans sonCours d'Eludes , il a jugé en con-noilscur inhabile plusieurs tiradesde Boileati , en soumettant la poé-sie libre , irrréguliere & audacieusede sa nature , au compas de la géo-métrie , &c.
CONDREN, (Charles de) Ilegénéral de la congrégation de l’O-ratoire , docteur de la maison deSorbonne, fils d’un gouverneur deMonceaux fort chéri d’Henri Ib 1naquit à Vnnbuin près de Soisténsen 1 sSS- Son pcrc , qui avoit des-sein de le pousser à la cour ou dansles armées , voulut l’empêcherd’cmbrasscr l'état ecclésiastique »mais fa vocation étoit trop forte-Le cardinal de Bertille , anquel »succéda, le reçut dans fa congré-gation , &l’employa très-utilenient-Le P. de Condren Fut confessentdu duc d'Orléans, frere unique 1 * 1 *roi. II refusa constamment le cha-peau de cardinal, l’archevêché “ eKheims & celui de Lyon. Ses ver-tus ne parurent pas avec moins d e-clat dans fa place de général. M'**^avoir travaillé long-tcms P 0111 /,gloire île Dieu & pour le salutprochain, il mourut à Paris1641. Son Idée du Sacerdoce de J’C. in- ir, ne fut mise au jour q u 'près fa mort. II ne voulutrien donner au public pendantvie. Un a de lui des Lettres & jDiscours en 1 vol, in-ia- *- $
qui coinparoit les vieux docteiignorans aux vieux jettons , 1à force de vieillir , n'avaient f ^de lettres. Le P. Amelette a eofa Fie in - 8. '*
CONFUCIUS ou CoNGFUXZtle pore des philosophes Chu 1