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Tome IIe. [BA - CON.]
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y chercher un asyle. La guerres’étant rallumée entr’eux & lesGotlis , ils s’avíserent d’une res-source qui fut pire que le mal.Ils armèrent leur esclave ; &ceux-ci, qui étoient en plus grandnombre que les maîtres, se voyantla force en main , les chaíserent dupays. Les Sarmates , au nombre de300mille, hommes, femmes8cen-fuis , fe réfugièrent dans les étatsde Constantin , & implorèrent íabienfaisance. L’cmpereur les reçutavec bonté : il enrôla dans ses trou-pes ceux d’entr’eux qui étoient enétat de servir , & il assura aux au-tres la subsistance, enseur donnantdes terres à cultiver dans la Thra-ce, dans la petite Scythie, dans laMacédoine, & juí'qu’en Italie. Cons-tantin étoít fi peu amolli, il con-serva si bien jusqu’à la fin l’humeurguerrière, qu’âgé de plus de 60 ans,il Te préparoit à marcher à la tètede ses années contre les Perses,lorsqu’il fut attaqué de la maladiedont il mourut. Au goût des armes,il joignit celui des lettres. O11 voitdans Eusìbe plusieurs preuves deson savoir. II composa & prêchaplusieurs sermons. On en a encoreun intitulé : Discours « l'ajsemblécdes Saints, prêché à Constantino-ple pour la fête de Pâques. Rien«’excite davantage les hommes ver-tueux éclairés à bienfaire, disoit-ilà quelques - uns de ses courtisansqui vouloicnt le détourner d’allìsterà une harangue, que quand ils saventque F Empereur entendra ou lira leursouvrages... Plusieurs Martyrologesde différentes églises d’Occident,qui Pont honoré depuis long-temscomme un Saint, marquent fa fêtele n Mai. Les Grecs & les Mos-covites la célèbrent encore le si dumême mois. On croit ne pointdevoir parler de la prétendue do-nation que ce prince dpt fai.re au

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pape St. Sylvestre, de la ville daRome &de plusieurs provinces d’I-talie. L’on connoît la réponse in-génieuse de Jérôme Donato , ambas-sadeur de Venise, au pape Jules fl,qui lui demandoit le titre des droit»de fa république fur la Golfe Adria-tique. Votre Sainteté trouvera laconceJRon de la Met Adriatique ,dit-il à ce pontife, au dos de l'origi-nal de la donation que Constantin afaite au pape Sylvestre, de U villede Rome est des autres terres del'Etat Ecclésiastique. II étoit dange-reux dans les siécles d’ignorance darejetter cette donation , réprouvéedepuis long-tems par tous les làvans»par ceux - mêmes d’italie. Ceuxqui la nioient furent sévèrementchâtiés à Rome & dans d’autresvilles. O11 assure même, qu’en 147Sil y eut des hommes condamnés aufeu à Strasbourg, pour avoir com-battu trop ouvertement cette erreur.Voyez la Vie du Grand Constantin ,par D. *de Varennes , Paris 1728 ,in-4.

IV. CONSTANTIN II, dit leJEUNE ( Flavius Julius Con/lan-iinus ) fils aîné du précédent, naquità Arles en zr6. Après la mort d»son pere , il eut en partage le*Gaules, l’Espagne & la Grande-Bretagnc. S’étant imaginé que lapartie de l’Empire que possédoitfonfrere Constant , étoit plus considéra-ble que la sienne , il marcha contrelui. Les troupes ennemies lui dressè-rent des embûches : il y tomba, futdéfait & tué près d’Aquiléel’an 340.Son corps fut jetté dans la riv. d Ai-se, aujourd’hui, d’où on le retirapour lui ériger un tombeau à Cons.tantinop.le auprès de c-lui de foi»pere. Son ambition , fa mauvaise foi&son imprudence indignèrent ceuxque lés victoires remportées furie»Sarmates, les Goths & les Francs ,son zele pour la foi catholique fe