7-56 CON
Et/sebe (îe Nicomédie, l'un des pinsardens fauteurs de l’Arianismc, ilexila plusieurs saints évêques. IItomba malade peu après , en 337 ,près de Nicomédic. II demanda lebaptême , & on le lui donna avecles autres sacrcmelis de l’églisc. IImôurut le 2: mai de la même an-née, jour de la Pentecôte ; après«voir ordonné par fou testament ,que ses trois fils , Constantin , Cons-tance & Constant , partageroientl’empire : antre faute que la postéri-té lui a reprochée. O11 peut y join-dre le meurtre de Crispe , son fils dupremier lit, que Faust a sa secondefemme avoit faussement accise d’a-voir voulu la séduire, ( Voyez sart.Fausta) sa lenteur à se faireinitier dans les mystères de la re-ligion ; le zele mal-entcndu qui leporta à sc mêler trop souvent desaffaires de l’église , & quelquefoiscontre ses vrais intérêts. O11 l’aaccusé encore d’un ambition quine put souffrir de rival ; d’nneprodigalité & d’unc magnificencepoussées trop loin : il dépensoitl’ar-gent du public à des bâtimens inu-tiles , & à enrichir des ministresqui, loin de mériter le moindrebienfait, ahusoient de sa confian-ce , & en faisoient l'instrumentde leurs passions. Des qualités plusgrandes que ses défauts en ont ca-ché une partie. 11 étoit brave àla tête des armées , doux & affa-ble envers ses sujets, l’amour deson peuple, la terreur des enne-mis. L’empcrcur Julien , quoiqueneveu de Constantin , s’est tropacharné à peindre son oncle livréà la mollesse & noyé dans les dé-lices. Un prince qui fut presquetoujours en guerre , n'eut guercleloisir de s’endormir dans l’inaction& l’incurie. L’astivité même nemanqua pas à ses dernieres années."tiJ 33» , il fit 1» guerre ave: succès
CON
contre les Goths, qui avoient déjàéprouvé fa vigueur L fa puissance.Ce peuple féroce ayant recommen-cé ses hostilités , il envoya contr’euxson fils ainé , qui les vainquit endivers combats, & en fit périr prèsde cent mille par l’épée , par lafaim, par la mifere. Constantinprofita dc fes avantages en princehabile & modéré. Ayant abattu lafierté des Goths par la force & laterreur, il np refusa pas d’entreravec eux en négociation ; & commecette nation étoit composée d c plu-sieurs peuples , qui n’avoient pastous pris part à la guerre , en trai-tant avec eux il suivit des plansdifférons. II soumit à des conditionsplus dures ceux qu il avoit falluvaincre ; il exigea d'eux des ota-ges , & entr’autres, le fils de leurroi Ariaric. Les antres furent invi-tés & engagés à rcconnoître la ma-jesté de l’empire fous le nom d’amis& d’alliés. Les fruits de cette vic-toire & de la paix qui la suivit,furent grands en même tems pourle vainqueur & pour les vaincus.Constantin s’affranchit du tributhonteux que fes prédécesseursavoient payé à ces barbares, & ilassura fa frontière du côté du Da-nube. Les Goths , par un commer-ce plus étroit avec les Romains»commenceront à adoucir leursmœurs sauvages & d devenir deshommes. Les Sarmates donnèrentaussi dans ce même tems de f exer-cice aux armes de Constantin. C’e-toit pour eux qu’il avoit entreprisla guerre contre les Goths. Peureconnoissans de ce bienfait , lesSarmates osèrent faire des coursesfur les terres Romaines ; maisConstantin les força de rentrer dansle devoir. Deux ans après ils furentréduits , par une aventure sin-gulière , à venir , non plus rava-ger les terres de f empire , nues »