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sait, par les convois que l’Etar accorde aux vais-seaux marchands, qui les sont respecter des cor-saires & qui n’obligent pas les négocians 'a de ílgroíîès assurances : l’on peut encore ajouter poursurcroît de succès dans, leurs entreprises, cettefranchise & cette bonne soi dont ils usent avectous leurs correspondans, de quelque nation qu’ilssoient, dont ils ont été si mal récompensés pardes nations qui se croient plus civilisées qu’eux, &dont ils n’ont tiré aucune vengeance.
Le lieu de la république d’HoIlande où se saitle plus grand commerce, est, comme l'on fait,Amsterdam. C’est peu de chose que le commercedes marchandises du crû de la Hollande, à la ré-serve de ses beurres, de ses fromages Sc de favaisselle de terre, qu’on nomme communémentfayance, dont il se fait un très-grand négoce. IIy en a peu d’autres qui paíTènt à l’étranger : onpeut cependant y ajouter les bestiaux & d’astèzbons chevaux. Avant la révocation de l’édit deNantes, & l’établisièment d’une partie des réfu-giés françois en différentes villes des Provinces-Unies, leurs manufactures ne consistoient pref-qv'en leurs draps & leurs toiles ; mais depuis cetemps-là il y en a peu qui n’y aient passé deFrance, & qu’on n’y ait porté a un degré de per-fection suffisant pour n’avoir pas besoin des fa-briques írançoises en temps de guerre, mais in-capables de les remplacer en temps de paix. Lesprincipales manufactures de lainerie font à Lei-de ; ce font les plus estimées par la sinesiè & labeauté de leurs étoffes. Les Hollandois tirent aùílìdu lin Sc du chanvre de Moscovie, de Dantzick,de Riga, &c. qu’ils emploient dans toutes leursfabriques ou qu’ils vendent aux étrangers en mas-ses , & non en œuvres. Les fabriques d’étoffes d’or