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& d’argcnt, ( portées en Hollande par les réfugiésfrançois, font principalement établies à Amster-dam. Les íbyeries qu’on y fait, font bien au-dessous de celles de France. Cependant il s’enfait un grand débit en Allemagne , dans le Nord& en Portugal, parce qu’elles font k quinze ouvingt pour cent meilleur marché. Outre ces prin-cipales manufactures, les François proteílans ré-fugiés ont montré aux Hollandois, ou leur ontperfectionné, la papeterie , la rubanerie, la cha-pellerie, &c. les différentes maniérés de passeples cuirs en maroquin & en chamois, la fabriquedes cuirs dorés, & toutes fortes de raffinages desucre, de sel & de blanchissage de cire : routeschoses qui ne leur étoient pas connues, ou qu’ilsne savoient qusimparfaitement. On laiHé à jugerquels avantages au'roient résulté pour la Francesans cette révolution.
La ville de Rotterdam, en Hollande , n’a pres-que point de manufactures; mais son commerces’étend dans presque toutes les parties du monde,elle en fait un sur-tout très-considérable en Fran-ce, en Angleterre & dans plusieurs villes d’Alle-magne.
Le voisinage de l’Angleterre & de la Hollandea toujours facilité un grand commerce entre cesdeux nations, & la commodité de la Meuse estcause que c’est sur-tout par les marchands & par lesvaisseaux de Rotterdam que ce commerce est en-tretenu. 11 est vrai de dire qu’il ne s’exerce pasavec des conditions égales, la jalousie des Anglo ; spour le négoce de leurs Isles, en ayant imposéd’astèz dures aux Hollandois; & le besoin queceux-ci ont des ports que les Anglois ont dans laManche, les oblige, quoique forcément, de sesoumettre aux loix trop séveres qui leur font inv