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dire, des traités de commerce avec la Porte Otto-mane. Les capitulations entre la cour de France& la Porte font très-anciennes ; les premieres fu-rent signées en 1535, fous le régné de Fran-çois I, & ont duré long-temps fans aucûne alté-ration. A cette époque plusieurs prérogatives fu-rent obtenues en faveur de la nation, dont elle ajoui feule jufqu’à ce que les Vénitiens, les An-glois , les Hollandois, & enfin les Génois, eurentobtenu pour eux des traités particuliers. Les der-nieres capitulations des François n’ayant point étérenouveliées jufqu’en 1673, un ambassadeur en-voyé de la Cour de France en obtint la confirma-tion , qui avoir été refusée auparavant à causedes secours qui avoient été portés en Hongrie& en Candie. Enfin les Hollandois, & ensuite lesGénois, profitant de l’animosité du Grand-Sei-gneur contre la France, & d’une efpece d’indo-lence où celle-ci étoit tombée par rapport au com-merce du Levant, fe firent donner des capitula-tions particulières , qui, quoiqu’exprimées dansdes termes moins-honorables que celles de Fran-ce , leur accordoient le privilège le plus essen-tiel pour le commerce , qui est celui d’avoir desConsuls, & de pouvoir trafiquer dans tout le Le-vant fous leur propre bannière. L’on peut direque dans une chose très-effentielle, les autres na-tions avoient été mieux traitées que la nation fran-çoife, puisque les droits de leurs marchandisespour l’entrée & la sortie avoient été réduit? à troispour cent, tandis que ceux des marchands fran-çois continuoient toujours de fe payer fur l’an-cien pied de cinq pour cent; mais cette différencea été ôtée par les capitulations de 1673.
Tant que le commerce du Levant resta toutentier aux François, il fut st considérable & si