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premîere chose qui se sic en ïrance pour soute-nir le commerce du Levant, fut rétablissementd’une compagnie , composée d'un certain nom-bre des plus habiles négociâns de quelques pro-vinces. Une autre précaution, qui ne fut pasmoins sage, fut de faire cesser les plaintes queles Turcs faisoient sur les mauvaises qualités desMarchandises que les Marseillois leur portoient,& de pourvoir aux abus qui se passoient dans lesConsulats, qui avoient entièrement dénigré la na-tion. A l'égard des manufactures, il se fit diversréglemens concernant la fabrique des draps des-tinés pour le Levant (/).
Mais ce qui porta le commerce de la Franceau plus haut degré de perfection , ce fut les Es-cortes que le Roi accorda pour la sûreté du com-merce aux navires marchands. 11 fut ordonnéen 1671, à tous les Chefs d’Escadre , Capitaines& autres Officiers de Marine , d’escorter les vais-seaux Marchands , soit qu’ils les rencontrassent enmer, soit qu’ils partissent des ports du Royaumefous leur conduite jufqu’au dedans & h la vue desports où ils dévoient faire leur décharge, & en-suite pour leur retour dans les ports du Royau-me ; leur faisant très-expresses inhibitions de lesabandonner , comme ils avoient fait auparavant,pour quelque cause que ce soit, à peine de lavie , si ce n’est par la violence des vents; à con-dition toutefois que les maîtres des navires mar-chands fe rendroient au jour indiqué par les Ca-pitaines d’Escorte sous les pavillons de leursvai fléaux.
Les marchandises principales que les François
tirent
CT) On peut voir les articles dans le Dictionnaire du Com-merce,