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échange & deux fois par jour, le matin êc lé foi?/k cause de la trop grande chaleur du soleil danâle reste de la journée. Les premiers venus desdeux nations font ceux qui débitent leurs mar-chandises : l’on étend alors des nattes de jonc furla terre, oh chaque Arabe vient successivement:mettre son sel en divers monceaux de différentesmesures, se retirant après qu'il l’a fait. Aussitôtqu'il s’est retiré, un Negre vient h son tour sorles nattes, & ayant considéré le tas de sel qui luiconvient, il dépose a côté sa poudre d’or qu’ilveut donner en échange. Sil’Arabe qui y revient,après que le Negre n’y est plus, est content dece qu’on lui offre , il met une poignée de sol au-près de l’or ; ce qui est la preuve que le marché luiconvient : autrement il ôte une partie de son sel,ou bien le Negre augmente son or. L’échanj;econclu, les gardes de l’Alcair [^] viennent mesu-re r le sel & peser l’or, & prennent pour son droit,ou pour celui du roi, le douzième du sel, & uneonce d’or pour chaque livre. Ce qui s’observe pourl’échange du sel & de l’or, se fait à proportionpour les autres marchandises. On oublioit d’ajou-ter que ce commerce fe fait dans le plus grandsilence & avec la plus grande sévérité.
NORD ET MER BALTIQUE.
II ne paroi t pas que les Villes Anséatiques aîencjamais eu de grands établissemens dans aucuneville de F rance. On trouve cependant que plusieursde nos Rois leur ont accordé des privilèges con-sidérables ; & l’on voit encore ceux de Louis XIL de Charles VIII, son fils, qui les affranchissent
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tí] Commandant.