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Tome premier.
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pas de la qualité de Trophymus. Un Inten-dant delagarde-robe d’un Romain n’avoitguere d’exercice qu’en temps de paix : c’estpourquoi on voit au monument de celui-cideux arcs fans cordes, ou, ce qui est mieux,avec des cordes rompues ; les autres sym-boles ne font pas plus difficile à interpréter.Mais f exemple suivant du P. Montfauconme semble prouver un peu mieux contreFabretti ; c’est un JEdituus Martis ultorìs re-présenté avecdeuxoiseauxqui boivent dansun pot. Cela n’a guere de rapport avecl’office de Sacristain de Mars. Maisconnoifsons-nous assez bien l’antiquité pour pou-voir aílurer qu’il n’y en a point ì Ne pou-voit-il pas facilement y avoir quelque sin-gularité dans les fonctions d’un pareil Sa-cristain ( c’est le mot du P. Montfaucon ) ,à laquelle les oiseaux qui boivent dans unpot feroienr une allusion fort (juste :Sc lasingularité ne pourroit-elle pas nous êtreinconnue ? N’admirons-nous pas aujour-d’hui , ou du moins ne trouvons-nous pastrès - intelligibles des figures symboliquesdans nos monumens , r qui seront très-obs-cures, Sc qui n’auront pas même le senscommun pour nos neveux qui ne serontpas astez instruits des minuties de nos petitsusages, Sc de nos conditions subalternes,pour en sentir l’à propos ?

* A curâ amicorum. On lit dans quel-ques inscriptions sépulcrales le titre deA CURA AMICORUM. TlíUS CxliusTiti silius , Celer , A CURA AMICORUMAugusti , praseclus legionis decimce sa-lutaris , Mediomatricum civitas bene me-re/ui pofuit. Dans une autre : Silvano sa-crum sodalibus ejus , & larum donumpofuit Ttberius Claudius Augujfi LibéraisEortunatus 4 CURA AMICORUM , idem-que dedicavit. Ailleurs encore : JEsculapioDco Julius Onefimus Augujli Libertus aCURA AMICORUM , voto suscepto dedi-cavit lubens merito . Je n’entends pas tropquelle étoit cette Charge chez les Grands àcurâ amicorum, dit Gruter. Mais ajoute lep. Montfaucon , on a desinícriptionss parlesquelles il paroît que c’étoit une dignitéque d’être leur ami Sc de leur compagnie ;d’où il conclud qusil se çieut faire que cesaffranchis qui étoient a cutâ amicorum ,prissent foin de ceux qui étoient parvenus à

A

'cette dignité. Ces usages ne font pas fortéloignés des nôtres; nos femmes titrées ontquelquefois des femmes de compagnie; Scil y a bien des maisons où l’on attache telou tel domestique à un ami qui survient ;

Sc ce domestique s’appelleroit fort bien enlatin à curâ amici.

A , dans les Ecrivains modernes , veutdire aussi 1 an, comme A. D. antio Domini ,l’an de Notre Seigneur : les Anglois se fer-vent des lettres A. M. pour dire ArtiumMagijïer , Maîtres ès Arts. Voye{ Carac-tère. (G)

A , dans le Calendrier Julien , est aufïi lapremiere des sept lettres dominicales. VoyeiDominical.

Les Romains s’en étoit servi bien avantle temps de Notre Seigneur : cette lettreétoit la premiere des huit lettres nundinales;

Sc ce fut à l imitation de cet usage , qu’ouintroduisit les lettres dominicales. (G)

A. D. épistolaire ; ces deux caractèresdans les Lettres que s’écri voient les Anciens,lignifioient ante diem, Des Copistes igno-ransen ont fait tout simplement la préposi-tion ad , & ont écrit ad iv. Kalend. ad vi.Idus , ad m. Non. , Sic. au lieu à* antediem ìw. Kalend. ante diem vi. Idus , Scc,ainsi que le remarque Paulmance. Ontrouve dans Valerius Probus A. D. P. pourante diem pridie. ( G )

A designe une proposition générale affir-mative. AJferit A . . . verum generaliter . ,,

A affirme , mais généralement, disent lesLogiciens. V. l’ulage qu’ils font de cetteabréviation à l’articie Syllogisme.

* A , signe des passions ; selon certainsAuteurs, est relatif aux passions dans lesanciens Dialectes Grecs. Le Dorien , oùcette lettre se répete sans cesse, a quelquechose de mâle Sc de nerveux, Sc qui con-vient assez à des Guerriers. Les Latins aucontraire emploient dans leur Poésie des 'mots où cette lettre domine, pour expri-mer la douceur. Mullia luteoli pingit Kac.cinia calthâ. Virg.

Parmi les peuples de l’Europe , les Es-pagnols Sc les Italiens font ceux qui en fontle plus d’usage, avec cette différence queles premiers remplis de faste & d'ostenta-tion , ont continuellement dans la bouchedes a emphatiques ; au lieu que les a des

terminaisons

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