A
terminaisons Italiennes étant peu ouvertsdans la prononciation ils ne respirent quedouceur & que molleílè. Notre langue em-ploie cette voyelle fans aucune affeétation.
A, est aussi une abréviation dont on sesert en distérens Arts & pour differens usa-ges. Voyc[ Abréviation. ( Y)
A, ( Antiq. ) Cette lettre est une abré-viation qui se trouve fréquemment dansl’histoire & fur les monumens anciens, soitseule avec un point, ou sans point, soitdouble ou triple, íoit accompagnée de quel-ques autres lettres. En voici quelques ligni-fications qui ont rapport aux articles A( Numismatique ou Monétaire ) 8c A( Lapidaire )
A seul lignifie Aulus , Aula , noms pro-pres ; ou Augusalis , Impérial ; annus,année ; argentum , argent ; aurum , or ;ager, champ; amicus, arnica, ami, amie;anima, ame; album, registre; œs, mon-noie , argent ; œrarium, trésor public ;cédés , maison, temple; cedilis, cedilìtas,édile, édilité.
A A double, pour Augujlales , de la mai-son de l’Empereur ; ou aurum & argentum,or & argent ; apud agrum , dans le champ.
Miles A ou AI, pour miles alae, soldatd’une des ailes de l’armée, quoique Isidoreprétende que miles A lignifie un jeune soldat.
A. B. V. à bono viro, par un homme debien.
A. G. animo grato, par reconnoistançe ;pu Aulus Gellius, nom propre.
A. K. ante kalendas, avant les calendes.
A. P. M. ami co posuit monumentum , aélevé ce tombeau à son ami. Dtcl. abrégéd‘Antiq. par E. J. Monchablon.
AB. ABN. & c , Voye^ l’article Abré-viation.
A, ( Musique. ) Cette lettre majusculeécrite sur l'enveloppe d’une partie de musi-que , ou sur la partie même, indique lahaute-contre ( alto ). Lorsque dans le cou-rant de la baflè-continue ( B. C. ) d’unepiece de chant à plusieurs parties , ontrouve la lettre A, elle indique que la haute-contre chante feule. ( F. D. C. )
AAA, chez les Chimistes, signifie uneamalgame, ou l’opération d’amalgamer.
Vvye[ Amalgamation^Amal-
« A M F.. ( M)
Tome L
A 9
A, á, ou aa ; on le sert de cette abré-viation en Médecine pour ana , c’est-à-lire,pour indiquer une égale quantité de tous lesdifferens ingrédiens énoncés dans une for-mule Ainsi 2/ thuris , myrrhce, aluminisâ 9 j, est la même choie que 2/ thuris ,myrrhce, aluminis, ana Z j. Dans l’un &l’autre exemple à, 3â 8c ana , signifientparties égales de chaque ingrédient ; 2/ veutdire, prene £ de Vencens, de la myrrhe, deValuti, de chacun un scrupule.
Cette lignification d ‘ana ne tire pointson origine d’un caprice du premier Mé-decin qui s’en est servi, & ce n’est pointl’autorité de ses succeslèurs qui en a pres-crit la valeur & l’usage. La proposition ivìchez les Grecs le prenoit dans le mêmesens que dans les auteurs de Médecined’aujourd’hui.
Hippocrate dans son Traité des Maladiesdes Femmes, après avoir parlé d’un pesiairequ’il recommande comme propre à la con-ception, & après avoir spécifié des drogues,ajoute dvà ÔCoKov tKcurov, c’est-à-dire, dechacune une dragme. Voye[ Ana. ( N)
A. Les Marchands Négocians,Banquiers,& Teneurs de Livres, le fervent de cettelettre, ou feule , ou suivie de quelques au-tres lettres aussi initiales, pour abréger desfaçons de parler fréquentes dans le Négoce,& ne pas tant employer de temps ni de pa-roles à charger leurs Journaux, Livres decomptes, ou autres Registres. Ainsi l‘A mistout seul, après avoir parlé d’une Lettre dechange, lignifie accepté. A. S. P. acceptésous protêt. ' A. S. P. C. accepté fous protêtpour mettre à compte. A. P. àprotefler. ( G)
* A, caractère alphabétique. Après avoirdonné les différentes lignifications de la let-tre A, il ne nous reste plus qu’à parler dela maniéré de le tracer.
L'a dans l’écriture ronde est un composéde trois demi-cercles, ou d’un o rond 8cd’un demi o, observant les déliés & lespleins. Pour fixer ie lieu des déliés & despleins, imaginez un rhombe fur un de cescotés ; la base 8c le coté supérieur, & leparallèle à la base , marqueront le lieu desdéliés ; & les deux autres côtés marquerontle lieu des pleins. Voye\ Rhombe.
Dans la coulée, l’a est composé de troisdemi-cercles, ou plutôt ovale, ou d’un »
B