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Tome premier.
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A A L

AALHEIDE, ( Géogr. ) grande étenduede terrein stérile en Danemarck, dans laProvince de Jutland, entre Skine & Hol-ding. Si cet endroit est remarquable , c’est

Î )our n’avoir encore pu être fertilisé commees autres parties du Jutland, qui, toutesà-peu-près couvertes de bruyères ou demarais, n’en récompensent pas moins parleur produit , Rindustrie & le travail deshubitansqui les cultivent. (D. G.)

* AAM, f. mesure des liquides, en usageà Amsterdam : elle contient environ foixante-trois livres, poids de marc.

* AAMA , ( Géogr. ) Province de Bar-barie , à quinze journées de Tunis. L’entréede cette Province est une longue digue fortétroite, construite entre deux rivières nom-mées les mers de Pharaon, dont le fablemouvant couvre quelquefois la digue : cequilarend difficile à distinguer, & augmentele danger pour le voyageur.

* AANSIRE, ( Géogr. petite iste dela côte de Norwege , vis-à-vis de l’ifled'Aagholm, au nord-ouest de l’embouchuredu Lande-Wan, vers les 5^. j 1 de latitudeseptentrionale.

* AAR, f. grande riviere qui a fa sourceproche de celle du Rhin, au mont de laFourche, & qui traverse la Suille depuis lesconfins du Valais jusqu'à la Suabc.

* Aar , f. riviere d’Allemagne qui a fasource dans REistêl, Sc qui fe jette dans leRhin près de Lintz.

* A ar , ( Géogr. ) ifle de la mer Balti-que , appartenante au Danemarck. Elle estpeu considérable Sc n'a point de ville, maisseulement quelques villages. Elle fe trouveentre les hies de Fune, de Langerland &d'Allen.

* A ARACK , ( Géogr. ) ville de Perse,placée dans l’Flircanie par Duval.

* AAR ASSO s ( Géogr. ) ancienne villed’Aíìe, quin’est plus aujourd'hui qu’un vil-lage de la Natolie fur la Méditerranée.

* AARDALFFIOERD , en latin SinusAardahus , ( Géogr. ) golfe de 1 océanseptentrional, fur les côtes du gouvernementde Berghen, en Norwege.

AARON , ( Hist. Sacr. ) premier grand-rêtre des Juifs, fils d’Amram Sc de Joca-ed, de la tribu de, Lévi, naquit en Egyptetrois aus ayant; Moyfç son írere, Tan du

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monde 1430, Sc avant Jefus-Christ 1574 ,suivant l’ere vulgaire. Ceux qui veulent don-ner quelque lignification particulière au nomd’Aaron , le tirent d’un mot chaldaïque quisignifie élever, Sc le traduisent par montagneOU montagnard ( mons Jive montanus ) 011même par montagne forte. Quoi qu’il ensoit, Moyfe ayant été choisi de Dieu pourdélivrer les israélites de la servitude d’E-gypte, Aaron le seconda dans l’exécutionde ce grand dessein, Raccompagna par-tout,& eut beaucoup de part à tout ce qu’il fitour cette délivrance. Comme Moyfe étoicegue, Aaron portoit pour lui la parole ,soit au peuple , soit au roi Pharaon : aulïiRécriture Rappelle - t - elle le prophète deMoyfe Sc son interprète. Sa verge miracu-leufeopéraquantité de merveilles en Egypte.Après le palìage de la mer Rouge, Aaronfut désigné de Dieu pour être souverain sa-crificateur des Juifs, lui &. fes fils à perpé-tuité. Lorsque les israélites furent nourrisde manne dans le désert , il en recueillitdans un vase qu’il mit depuis dans le taber-nacle. Les Amalécites attaquèrent les Hé-breux : pendant que Joíué les combattoit,Aaron soutint avec Hur les mains de Moyfeélevées en haut pour le succès de la bataille.Moyfe étoit fur le sommet du mont Sinaípour recevoir la loi du Seigneur ; le peupleennuyé de íà longue absence s’adrella tu-multuairement à Aaron, Sc lui dit : Fais-nous des dieux qui marchent devant nous ;car pour ce Moyfe qui nous a tirés de RE-gypte, nous ne savons ce qu’il est devenu.Aaron troublé fans doute Sc intimidé parla résolution de ce peuple mutiné, eut lacriminelle complaisance de fe rendre à ícscris. Il dit aux Israélites de lui apporter leursboucles d’oreilles, celles de leurs femmes &de leurs enfuis, ce qu’ils firent ; il les jetaen fonte Sc en forma un veau d’or , à Rimi-tation du bœuf Apis que les Egyptiens ado-roient, & que la plupart des Hébreux avoientàuilì adoré en Egypte. Moyfe descendit dela montagne , & , transporté d’une sainteindignation, il reprocha au peuple ion ido-lâtrie , Sc à Aaron fa coupable foiblellè.Celui-ci s’excufa en rejetant la faute fur lesimportunités du peuple , s’humilia devant leSeigneur, & Dieu lui conserva le sacerdoce.Après Rérection du tabernacle, Moyfe 1 «