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Tome premier.
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& la gauche de son champ de bataille, pardes abattis : il fut battu ; mais ce ne fut paspar la foiblesse de ces retranchemens. Il n’ya point de guerre qui ne fournille quelquesexemples de l’uíâge admirable qu’on peurfaire des abattis pour fortifier un camp, &toutes efpeces de lignes.

Outre les diflêrentes.occasions qu'on vientde dire, où les abattis font un effet mer-veilleux , il en est encore d autres où ils peu-vent être de la plus grande ressource: tellesfout particulièrement celles-ci. Qu’il s’agissede passer une riviere : la meilleure façon defè couvrir Sc de fe mettre en état de soutenirune attaque lorsqu on auroit pâlie , mêmede le faire avec peu de monde, serait incon-testablement de se servir d ‘abattis s’it nese trouvoit pas d’atbres à couper au delà dela riviere, on commencerait par en faireune provision suffisante pour les y traîner,& Ion s’en couvrirait, à mesure qu’onarriverait, fur une ligne courbe que l’ongarnirait d’un feu d’infànterie & de canon.Qu’on se trouve enfermé entre deux armées,comme il est arrivé plus d’une fois, & qu’onsoir dans l’atrente de quelques secours: ungénéral qui fe trouverait, en pareil cas., 1 &qui n’auroit pu tomber fur une des deuxarmées avant l’arrivée de. l’autre, pourroit-il prendre, un meilleur & plus prudent partipour se tirer d’embarras, que de le camperdans le poste le plus avantageux qu’il trou-verait fur fa marche, de choisir un terrainoù il y eut, ainsi qu’aux environs, des arbresen quantité, de les frire couper avec autantde foin que de diligence, & d’en formerun abatjis autour de son camp , en les fri-sant traîner à force de bras & avec descordes par des soldats, Sc par les chevauxde l’artillerie, des vivres, & des chariotsd’équipages ; Il est certain que ces deuxmoyens ae.défense indiqués par le commen-tateur de Polybe ( Tome V.pag. igy , &Tome ///. />.. ) sont infiniment supé-

rieurs .à tous les autres, d'autant qu’il n’ènest pas clés abattis comme des. retranche-rneus ordinaires, qni font. peu capables derésister à un grand effort, 8e fur-tout dansles occasions où l’on 11 ’a guere le temps deles perfectionner, &.quand on a.assure àun ennemi vigoureux qui lait prendre, sonjarpû.O.sl a vu aster, fou vent des corps postés

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dans des bois en avant de l’armée obligéde fe retirer inopinément, quelquefois être:enveloppés Sc mis en déroute ,. ou obligés,de mettre bas les armes, qui le feraientépargné de si fâcheux événemens, s’ils Gé-raient retranchés par des abattis, qui eus-sent donné le temps d’ailer à leur secours 8cde les soutenir, ou de les. dégager & de leslauver. Il ne faut donc jamais négliger cl estsages précautions quand on est à même demuser, & qu’on en a le temps.

Les abattis ne différant des retranche-mens que par leur forme Sc leur construc-tion , on trouvera à l’article de ces derniers,( voye7 Retranchement), les différen-tes dispositions qu’on peut faire tant pourl’attaque que pour la défense de ces sortes,de fortifications On so contentera d’ob-server ici que lorsqu’on doit attaquer des.abattis , le plutôt c’est le mieux, parce que.-très-souvent de tels ouvrages peuvent bien-plus qu’aucuns autres, être mis prompte-ment, par leur situation & leur peu d’éten-due, en état de faire une vigoureuse résis-tance^ Il faudrait en pareil cas donner nuxgrenadiers des haches bien acérées, des.cordes avec des griffes de fer attachées aubout. pour les jeter fur les arbres, Sc tâcher-de les tirer à foi pour s’ouvrir un passage..Outre le canon chargé à cartouche qui doitaccompagner l’infanterie, des boulets ramés,tirés contre Y abattis feraient à coup sûr un-très-grand effet. Les grenadiers Sc les pre-miers rangs des colonnes devraient êtrepourvus de grenades pour en accabler 1 en-nemi. Mais dans Patraque comme dans la.défense des abattis, ainsi q.ue dans beaucoup.d’autres occasions, il n’y auroit point d armeplus nécessaire, ni plus avantageuse que la»pique ( voyei Pique ). Malheureusementnous en avons quitté l’usage t mais en atten-dant que nous y revenions ( cette prédic-tion est déja commune à bien des geais )on pourrait la suppléer, comme le conseillele chevalier de Folard, par la baïonnette:mise au bout d’un long bâton, qui est une?arme non moins redoutable. ( M.

I,. R.).

ABATTON , fi m. c’est le nom que don-nèrent les Rhodiens à un grand édificequ’ils construisirent pour masquer deux Sta-tues.de bronze que la Reine, Artemiíe a<eî