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Tome premier.
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élevées dans leur ville en mémoire de Ton

triomphe fur eux. Vitruve , Liv. II. p. 4 8.

w , r

ABATTRE , v. a. Abattre une mailon ,un mur , un plancher, ùc. Voye ^ Dé-molir. ( P )

Abattre , arriver , dériver , obéir auvent , lorfqu’un vaisseau est fous voile. Cestermes íe prennent en différais sens. Ondit qu’un vaisseau abat , quand il est dé-tourné de fa route par la force des cou-rans, par les vagues & par les marées.

Faire abattre un vaisseau, c’est le faireobéir au vent lorsqu il est fous les voiles,ou qu’il présente trop le devant au lieud’où vient le vent ; ce qui s’exécute parle jeu du gouvernail, dont le mouvementdoit être secondé par une façon de porterou d’orienter les voiles. ^

On dit que le vaisteau abat , lorsqueî’ancre a quitté le fond , & que le vaisteauarrive ou obéit au vent. Voyez Arriver.

Abattre un vaiffeau , à st le mettre furle coté pour travailler à la caréné, ou àquelque endroit qu’il faut mettre hors del’eau, pour qu’on puisse le radouber. Voye £Caréné, Raboub. (Z)

Loríqu’on abat le vaisteau juíqu’au pointde découvrir ía quille , on appelle cela aussik virer en quille : voici la façon d’exécutercette manœuvre.

On décharge entièrement le vaisseau , àune certaine quantité de lest près, que l’on ylaisse & que Bon place de savant. Cette pré-' caution est nécessaire, parce que le vaisseautirant plus cl’eau de l’arriere que de savant,fi on ne chargeoit pas la partie de savant pourla faire plonger, il arriveroit que lorsque levaisteau ieroit couché, La quille ne pâroî-troit pas fur seau dans toute íà longueur enmême temps, ce qui obligeroit de le cou-cher beaucoup davantage. On doit fe régler

Î íout la quantité de lest qu’il faut mettre de'avant, fur la différence des capacités desavant avec celles de l’arriere : différenceprise , non pas lorsque le vaisseau est droit,mais íorfqu’il est couché. On a vu des vais-seaux dans. lesquels il a fallu pour cet effet•jusqu à cinquante tonneaux de lest. On placece lest fous la folle aux cables ik fous lafolle aux lions & pour qu’il ne puisseSDUiberi' dui cotte bar lequel-, iu vaisseau. eiL

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couché , on l’astujettit en plaçant dessus unpremier rang de planches qui le couvre en-tièrement & exactement > puis un secondrang de planches placé fur le premier ensens contraire, c’est-à-dire , de telle fenteque la longueur des planches d u secondrang, soit perpendiculaire à la longueur desplanches du premier, & enfin en appuyant:le tout avec des étançons qui portent furce second rang de planches & fur les bauxdu vaisseau.

Si les mâts d’hune font guindés , on les 'amene à mi-mât , & on saisit bien leursvergues, fi elles font en place, fur le chou-quet & dans la hune. Le vaisseau ne doitpoint avoir fes balles vergues, parce qu’el-.les iroient dans seau , & gêneroient lespontons & radeaux qui l’entourent. On aattention de bien saisir tout ce qui peutrester dans le vaisseau, fours, cuisines, &c-Il est très-important que tout soit bien tenu,car fi malheureusement quelque chose derpoids veneit à tomber & à enfoncer unmantelet de sabord, le vaisseau courroierisque de couler bas avant qu’il pût être re-dresse ; & le risque feroit tout-à-fait évident,fi l’on avoit déja délivré quelque bordagedu côté découvert.

On appelle côté du vent , le côté du vais-seau que l’on met hors de seau ; & côté defous le vent, le côté fur lequel le vaisseauest couché.

Pendant que son travaille à décharger lebâtiment, on doit travailler aussi à préparerlès hauts, & à soutenir ía mâture. C’est.pour ce dernier objet que l’on fait usagedes aiguilles , ( Voye £ Aiguilles deCaréné , la façon de les placer, de les;assujettir, ikc. ) O11 place ordinairementdeux aiguilles au grand mât, & deux au;mât de misaine : dans les vaisseaux de S o-canons, on en place quelquefois une aussi,au mât d’artimon ; & dans les vaisseauxà trois ponts , on en a quelquefois placé-jufqu’à trois à chacun des deux grands mâts,,& une aussi au mât d’artimon.

C’est autour du grand mât fur là rosture*de la premiere aiguille que l’on aiguillette la,,premiere- poulie cîe franc-funi-i ; & on eœaiguillette une seconde a la tête de la seconde:aiguille pardessus la lieure d’Haubans : lors-que; le vaisseau, est. extrêmement, dur- L