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Tome premier.
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abattre, on met quelquefois une troisième

Í ioulie pardessus la seconde. On place éga-ement deux ou bien trois poulies au mâtde misaine.

,On passe des saisines d u côté du vent quidoivent répondre au grand mât & au mâtde misaine, pour tenir lieu de chaînes d’hau-bans. Ces saisines font de forts cordages aux-quels on fait faire plusieurs tours de dehorsen dedans d’un sabord à l’autre sabordvoisin. Les saisines du grand mât passentpar les deux sabords de la premiere batte-rie , en avant du grand mât ; Sc celles dumât de misaine paísent par le sabord de lapremiere batterie , le plus en avant, & parles écubiers. C’est fur ces saisines que l’onfrappe les caliornes dont on s’est servi pourembraquer les aiguilles : on y croche aussiles caliornes Sc les palans du grand mât Scdu mât de misaine , tant ceux du vent queceux de sous le vent ; Sc on les roidit for-tement , afin de bien tenir les mâts Sc leurôter tout moyen de plier. L’instant de roidirainsi ces caliornes Sc palans, ainsi que leshaubans Sc pataras , est marqué ; & ontrouvera au mot Aiguille de caréné ,quand Sc comment on doit le sûre.

Lorsque tout est bien vuidé & bien tenu,on pasie les francs-funins. U y a deux pon-tons du côté de fous le vent du vaisseau ,l’un vis-à-vis le grand mât, & l’autre vis-à-vis le mât de misaine. Sur chacun de cespontons il y a deux chomars à trois rouetsqui répondent aux poulies aiguilletées furles rostures de chaque aiguille. Chaquefranc-funin palse dans le rouet du milieudu chomar , & delà il monte dans la pouliede la tête des aiguilles, Sc pasiànt alterna-tivement dans les rouets de ces poulies &ceux du chomar, il vient foire dormant aupied du chomar : le garant de ce franc-funin. est mis au cabestan, & il y a autantde cabestans fur le ponton que de francs-funins.

On aiguillete la poulie de caliorne dumât de chaque ponton , l’une aux chaînesd’haubans du grand mât, & l’autre à celles dumât de misaine, par le moyen d’un cordagequi palse quinze ou vingt fois dans l’ccilletde l’estrop de la poulie de caliorne qui estfort grand , Sc qui embrasie autant de foisses chaînes d’haubans. On appelle les ca-

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homes des mâts des pontons ainsi dilposees,des retenues , parce qu’elles serviroient àretenir le vaiíseau s’il étoit trop facile à secoucher : c’est par leur moyen aussi qu’onpeut aider à le relever.

Avant de virer, on doit avoir eu foin defoire un bardis ( roje^ Bardis ), & debien calfoter le côté du vaisseau qui doitentrer dans l’eau, ainsi que les bords desdeux batteries. Comme la seconde batterien’a point de mantelets, on les remplace pardes planches de sapin placées dans 1e sensde la longueur du vaisseau, Sc attachées furdeux listeaux que l’on cloue de chaque côtédu sabord, Sc un peu en dedans pour queces planches ne débordent pas. Pour forti-fier le tout, & le rendre capable de soutenirl’estcrt de l’eau lur ces planches, on ajoutedeux traversins un peu forts , pôles, ainsique les listeaux, dans un sens vertical Sctenus eux-mêmes en place par des taquetscloués en haut & en bas fur les feuilletsdes sabords. On bouche bien enfin tous lesdalots, Sc généralement toutes les ouver-tures qu’il peut y avoir. Quelquefois on foitun bâtardeau fur le gaillard d’arriere, pourempêcher l’eau daller dans les chambresdes officiers. Comme malgré toutes lesprécautions qu’on prend , il peut encoreentrer de l’eau dans le vaisseau , on garnittrois pompes dont l’une pasie par le grandpanneau, a fon bout inférieur fur le boutdes varangues, Sc vient fur le second pontd’où l’on pompe ; les deux autres ont leurbout fur le coté du vaisseau , aussi haut .quel’ouverture de la grande écoutille peut lepermettre, Sc on pompe de l’entre-pont.On foit auprès de routes ces pompes deséchalàuds, tels que lorsque le vaisseau estcouché ils soient horizontaux, Sc que lesmatelots puissent se placer dessus , Sc ypomper avec facilité. Les bouts inférieursdes pompes doivent être dans des mannes,pour que les ordures ne puissent entrer dansces pompes Sc ses engager.

On doit encore avoir eu foin de mettredes seilleaux pleins d eau au côté du vent,Sc dans les porte-haubans, pour éteindre lefeu en cas d’accident. Tout autour du vais-seau en dehors, Sc un peu au desious dela premiere batterie, on fait un cordon deplanches de chêne dc sept ou huit pouces