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Tome premier.
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de ramasser tout ce qui étoit écrit sur «le;feuilles volantes, & tout ce que chaque Mu-sulman avoic retenu dans ía mémoire ; ilen forma un corps complet : c’est ce re-cueilrévéréque les Arabes appellent moshaf,c’est h- dire, le livre. Le premier exemplaireen fut confié à la garde de Hosta, filled’Omar, & veuve de Mahomet. 11 ne futpublié par autorité publique, que fous lecalifat d’Othman. Abu-Becre , en rangeantles articles dans l'ordre où ils sont à pré-sent , n’eut point égard à l'ordre des tempsoù ils avoient été révélés; les plus longsfurent placés les premiers. ( T-n. )

* ABUCCO,ottABOCCO, ouABOCCHI. f. m. poids dont on se sertdans le royaume de Pegu ; il équivaut àune livre & demie & quatre onces &demie , poids léger de Venise.

A BUDA HE R r , Hijl . du Mahomé-tifme. )' La religion des Mahométans nefut point exempte des schismes qui ontaffligé celle des autres peuples. L'Alcoran,ce livre de mensonges ; fut à peine pu-blié , que l’on vit s^élever en Arabie unemultitude de sectes, qui remplirent cettecontrée de sang & de confusion; cepen-dant la plupart de ces disputes meurtrièresn'avoient pour objet que la perfection duculte , aucune ne tendoic à le détruire.Ce ne fut que vers l’an L?8 de l’hegire,que l’Hlamisme , attaqué dans la plupartde ses dogmes, courut de véritables dan-gers. Les Carmaciens , révoltés contre leserreurs populaires , prétendirent renversertous les monumens qui servoient h les en-tretenir. Leur fureur religieuse étoit encoreexcitée par des vues d'intérêt. Ils n’avoientpu voir fans envie le fort des Mecquois,qui, possesseurs de la Gaaba , vivoientdans une abondance que leur procuroit lacrédulité des dévots. Abudahert , en proiefi cette même jalousie, le fit un devoird’exécuter un projet qu’il méditoit depuislong-temps : il déploya l’étendart de laguerre , & s avança à leur tète vers laMecque. Après s’en être rendu maître , ilmassacra plus de deux mille personnes furle territoire sacré, Sc fit jeter leurs cadavresdans le puits Zemzem : ce puits fameux,qui, suivant la tradition Arabe , s’étoitformé des larmes de la mere d’ismaêl, ou

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qui s'etoit miraculeusement formé dans ladésert pour étancher sa soif. Abudahert ,après ce massacre , entra de force dans letemple , & le souillant de ses ordures, ilappelloit les Mahométans à témoin de leurstupide crédulité. Si ce temple , leur diíoit-il, étoit celui du Seigneur , ne le feroit - ilpas connoltre , en me frappant de fa jujlecolere ? Mais ce fut en vain que ce chefemporté prétendoit faire revenir les Ma-hométans de leurs préjugés : ils étoienttropinvétérés. Rien ne pouvoit diminuer la vé-nération pour un asyle que le prophèteavoir reconnu pour celui de la divinité ;Sc lorsqu’il en eut enlevé tous les monu-mens antiques, comme la fameuse pierrenoire,ils respectèrent la place où ils avoiencreposé. C’est ainsi qu’il ne resta à Abuda-hert que le regret d’avoir fait couler lesang inutilement. Les Carmaciens furentobligés de renvoyer aux Mecquois la pierrenoire, voyant qu’elle ne fervoit chez euxqu’à perpétuer le souvenir de leur impiété.Cette pierre avoit bien.des titres pour cap-tiver la vénération des Arabes, elle avoicservi, difoient-ils, de marche-pié à Abra-ham , lorsqu’il construisit la Caaba ; Sc do-cile à la voix de ce patriarche, elle se le-voit ou s'abaisïbit à son gré. L'expéditionà’Abudahert se rapporte à l’an de l’he-gire 517 .(T-n. )

ABUKESB , s. m. monnoìe ; c’est lenom que les Arabes donnent au dallerde Hollande qui a cours chez eux. Le lionqu’elle porte est si mal représenté, qu’il estfacile de le prendre pour un chien, Sc c'estce qui l’a frit nommer par les Arabesa'oukesb >qui signifie chien dans leur langue.Voye\ Daller. ( G )

ABULFALI, f. m. ( Hijì. nat. Botani-que. ) genre de plante de la famille deslabiées, & qui doit être placé assez prèsde la sauge, c’est-à-dire, dans la sectionde celles qui ont les fleurs distingues lesunes des autres, & accompagnées d'écail-les d’une nature différente de celle desfeuilles.

Au rapport de Celfe, cette plante croîtdans la Macédoine Sc dans la Syrie , sur-tout au mont Liban où les Druses Sc lesArabes la connoiílènt fous le nom á'abul-jàli ; ils la désignent encore fous les noms