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d’slieí , aïs y Sc gusert, Plukenet en adonné une figure passable , quoique sansd rails , à la planche 116. « u . F, de fiaPhytographie , Sc à la page %68 de sonAlmagejìe , fions le nom de thymum majuslongijolium , fíœchadìs foliaceo capite pur-purafcente , pilofum. C’est le thymbra Jpi-cata verior h/Jpanica de Barrelier , qui ena donné une bonne figure aux détails près,car elle en reprélente fort bien le port Sil’enfcmble. M, Linné l’appelle thymbra ,spicata , floribus Jpicatis Syjlem . nat. edit. IX-pag 3 8 9 nQ -i-
L'abulfali ne s’éleve guere qu’à la hau-teur de íèpt à huit pouces : on peut la com-parer en quelque fioite h la fiariette , satu-reia ; mais fies branches font moins nora-breules , moins étendues , plus fortesSc plus ramassées. Sa racine est courte ,fibreuse , très-ramifiée ; fia tige ligneuse ,quarrée , rouge-brun , noueuse par inter-valles , légèrement velue , ne produisantdes branches que vers fa partie inférieure.Ces branches font opposées en croix , ainsirue les feuilles , qui font étroites , d’unverd obscur, assez semblables à celles de lasiriette , pointillées de même , mais plusroides Sc bordées tout au tour de poils enforme de cils.
Le bout des tiges Sc des branches estterminé par un amas de fleurs purpurinesdont fien fie mble représente un épi ovoïdetrès-compacte , de deux pouces environ delongueur , fur une largeur deux à trois foismoindre. En faisant l’anatomie de cet épi,on s’apperçoit qu’il est composé de plusieursétages de feuilles opposes deux à deux ,semblables à celles des tiges qui supportentchacune à leur aisselle trois fleurs distinctesentr'elles, portées fur un courtpéduncule,& accompagnées de deux larges écailles :ces feuilles Sc ces écailles font ciliées depoils roides comme les feuilles des tiges &des branches , euoique l’on rencontre quel-quefois , fur les tiges vigoureuses Sc biennourries, des feuilles plus fortes que les«unes, plus molles, longues d’un poucefur deux lignes de largeur , & qui font dé-pourvues de poils.
Chaque fleur est composée d’un calicemonophylle,c’cst-à dire, d’u ne feule piece,en entonnoir, roide, partagé jufiqu’à son
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milieu en cinq dents qui forment deuxlevres , dont la supérieure en a trois, SCest plus large. La corolle consiste en unlong tube un peu courbéen devant, partagéà son extrémité en deux levres , dont lasupérieure est fendue en deux Sc l’insérieureen trois , au contraire du calice. Quatreétamines , dont deux font plus courtes,partent du milieu du tube de la corolle ,Sc font appliquées & cachées fous fia levresupérieure. Au centre de la corolle fur lefond du calice, font placés quatre ovairesdistincts, mais portés fur un disque jau-nâtre , Sc rapprochés autour d’un style par-tagé en deux stigmates coniques qui égalentla hauteur des étamines Sc de la corolle.Ces quatre ovaires deviennent par la fuiteautant de graines ovoïdes un peu applaties,renfermées dans le calice qui les accompa-gne jufqu’à leur parfaite maturité.
Qualités. Toute cette plante a une fa-veur & une odeur suave, mais extrême-ment fione & piquante. ( M. Adanson. )
ABULI, fi. m. ( Hijì • nat. Botanique . )nom b;ame d’une plante de Malabar , quiest décrite Sc figurée dans 1 ’Hortus Mala~baricus fous le nom Malabare manja-kurini.Volume IX. page ixi , planche 6x.
Elle croît dans les terres sablonneuses ,jufiqu’à la hauteur de deux ou trois piés. Satige est cylindrique , noueuse , couverted’une écorce verd brun, lisse , à bois blanc,dont le centre est très-moélleux , Sc diviséeen quelques branches alternes. Ses feuillesfont opposées quatre à quatre , Sc disposéespar étages alsèz écariés, semblables à cellesdel’adatoda, c'est-à-dire,elliptiques, poin-tues aux deux extrémités, longues de qua-tre pouces, une fois moins larges, minces,molles, d’un verd gai, portées fur un pédi-cule assez long , plat en dessus , & légère-ment ailé , c’est-à-dire , accompagné fur( ’es côtés d’une membrane qui part de lafeuille dont il est le prolongement : leursurface supérieure est comme ridée légère-ment Sc creusée de sillons qui correspondentà autant de côtes ou de nervures qui fontélevées fous leur surface inférieure.
De l’aisselle de chaque étage de feuillesfort d’un côté une branche , Sc de l’autreun épi de fleurs porté fur un pédicule aullilong que lui, de fioite que tous deux en-