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mieres de 1a compagnie, il y faifoit conti-nuellement inventer ou examiner les disté-réos destins de peinture & de sculpture donton vouloir embellir Versailles. On y régloitle choix & l’ordre des statues : on y consul-toit ce que l’on proposoit pour la décora-tion des appartemens Ôc pour l’embellisse-mentdes jardins.
On avoir encore chargé 1 * Académie defaire graver le plan Sc les principales vuesdes Maisons royales, Sc d’y joindre des des-criptions. Les gravures en étoient fort avan-cées , & les descriptions étoient presque fai-tes quand M. Colbert mourut.
On devoir de même faire graver le planSc les vues des Places conquises, Sc y join-dre une histoire de chaque ville & de cha-tte conquête : mais ce projet n’cut pas pluse fuite que le précédent.
M. Colbert mourut en 168 5 , Sc M. deLouvois lui succéda dans la Charge de Sur-intendant des Bâtimens. Ce Ministre ayantsu que M. l’Abbé Tallemant étoit chargédes inscriptions qu’on devoir mettre audessous des tableaux de la galerie de Ver-sailles , & qu’on vouloir faire paraître auretour du Roi, le manda austì-tôr à Fon-tainebleau où la Cour étoit alors, pour êtreexactement informé de l’état des choses. M.l’Abbé Tallemant lui en rendit compte, Sclui montra les inscriptions qui étoient tou-tes prêtes, M. de Louvois le présenta ensuiteau Roi , qui lui donna lui- même l’ordred’aller incessamment faire placerces ínicrip-tions à Versailles. Elles ont depuis éprouvédivers changemens.
M. de Louvois tint d’abord quelquesassemblées de la petite Académie chez lui àParis Sc à Meudon. Nous Rappelions petiteAcadémie , parce qu’elle 11’étoit composéeque de quatre personnes, M. Charpentier,M. Quinault, M. l’Abbé Tallemant , ScM. Felibien le pere. Il les fixa ensuite auLouvre , dans le même lieu où se tiennentcelles de Y Académie Françoise ; & il réglaqu’on s’assembleroit deux fois la semaine,le lundi Sc le samedi, depuis cinq heures dusoir jusqu’à sept.
M. de la Chapelle, devenu Contrôleurdes Bâtimens après M. Perrault, fut chargéde se ttouver aux assemblées pour en écrireles délibérations, Sc devint par-là le cin-
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quieme Académicien. Bientôt M. de Louâvois y en ajouta deux autres , dont il jugeale secours très-néceílaire à Y Académie pourl’Histoire du Roi : c’étoit M. Racine & M.Despreaux. Il en vint enfin un huitième,M. Rainstant, homme versé dans la con-noistance des médailles, & qui étoit Direc-teur du cabinet des Antiques de Sa Majesté.
Sous ce nouveau ministère on reprit avecardeur le travail des Médailles de l’Histoiredu Roi, qui avoit été interrompu dans lesdernieres années de M. Colbert. On enfrappa plulieurs de différentes grandeurs,mais presque toutes plus grandes que cellesqu’on a frappées depuis : ce qui fait qu'onles appelle encore aujourd’hui au balancierMédailles de la grande Hijloire. La Compa-gnie commença austì à faire des devisespour les jetons de l'ordinaire & de l’extraor-dinaire desguerres, fur lesquelles elle n'avoiïpas encore été consultée.
Le Roi donna en 1691 le département desAcadémies à M. de Pontchartrain , alorsContrôleur Général & Secrétaire d’Etatayant le département de la Maison du Roi,Sc depuis Chancelier de France. M. de Pont-chartrain né avec beaucoup d’efprit, &avecun goût pour les Lettres qu’aucun emploin'avoit pu ralentir , donna une attentionparticulière à la petite Académie, qui devintplus connue fous le nom à' Académie Royaledes Inscriptions & Médailles. Il voulut queM. le Comte de Pontchartrain, son fils, serendît souvent aux assemblées , qu’il fixaexprès aumardi&au samedi. Enfin il don n al’inspectionde cette Compagnie à M. l’abbéBignon , son neveu , dont le génie Sc lestalens étoient déjà fort célébrés.
Les places vacantes par la mort de M.Rainstant Sc de M. Quinault furent rem-plies par M. de Tourreil Sc par M. l'AbbéRenaudoc.
Toutes les médailles dont on avoit arrêtéles destins du temps de M. de L.ouvois »celles mêmes qui étoient déja faites Scgravées, furent revues avec foin : on enréforma plusieurs , on en ajouta un grandnombre ; on les réduisit toutes à une même.grandeurs l’histoire du Roi fut ainsi pouffée juíqu’à l’avénement de monseigneur leduc d’Anjou, son petit-fils, à la couronned’Espagne.