ZZr A C C
& le clavelïìn, & le la pour le violon &la baise , qui ont ce la fur une corde àvuide , & dans un médium propre à êtreaisément saisi par l’oreille : telle est la chan-terelle du violoncelle & la seconde duviolon.
A l’égard des flûtes, hautbois, & autresinstrumens semblables , ils ont leur ton à-peu- près fixe, qu'on ne sautoir guere chan-ger qu’en changeant quelque piece de l’iní-rrument. On peut encore les allonger unpeu à l’emboîture des pieces, ce qui basileìe ton de quelque chose : mais il doit né-cessairement résulter des tons faux de toutesces variations , parce que la juste propor-tion est rompue entre la longueur totalede l'instrument, & les intervalles d'un trouà l’autre.
Quand le ton est déterminé , on y faitrapporter tous les autres sons de l'instru-ment , qui doivent être fixés par l'accordfélon les intervalles qui leur sont aísignés.L'orgue & le clavessin s’accordent par quin-tes & par octaves ; la basse & le violon parquintes ; la viole par quartes & par tierces.En général on choisit toujours des inter-valles consonans & harmonieux, afin quelsoreille soit mieux en état de juger de leur.justesse.
On remarque que les instrumens donton tire le son par inspiration , comme laflûte & le hautbois , montent sensiblementquand on en a joué quelque temps ; cequi vient, selon quelques-uns, de l’humi-dité qui, sortant de la bouche avec l'air,les renfle & les racourcit ; ou plutôt c'estque la chaleur & la raréfaction que l’airreçoit pendant l'inlpirarion rendent ses vi-brations plus fréquentes, diminuent sonpoids, & augmentant ainsi le poids relatifde l’athmosphere , rendent le son un peuplus aigu, suivant la doctrine de M. Euler.Quoi qu'il en soit de la cause, il faut aumoment de l'accord, avoir égard à l’esset,&forcer modérément le vent quand on donnele ton avec ces instrumens ; car pourqu'ilsrestent d’accord durant le concert, il fautqu'ils soient un peu trop bas en commen-çant. C s )
Accorder , ( Marine. ) signifie agirensemble, se mouvoir de concert. On or-donne à un patron de faire accorder le» j
A G C
avirons de fa chaloupe. Un matelot donnela voix, pour accorder l’effort que font ceuxqui hallent fur une manœuvre. ( M. le che-valier DE 1A COUDRAYB. )
ACCORDEUR, f. m. ( Musique.') Onappelle accordeurs d'orgue ou de clavcssinceux qui vont dans les églises ou les maisonsaccommoder ou accorder ces instrumens ,& qui, pour l'ordinaire , en sont aussi lesfacteurs. ( S )
ACCORDO , f. m. C Luth. ) Instru-ment des Italiens , d u genre des balles,mais ayant douze ou quinze cordes.(D. C.)
ACCORDOIR , f. m. c’est un outil ouinstrument dont les Luthiers & Facteurs seservent pour mettre d'accord les instrumensde Musique. Cet outil est diffèrent suivantles différens instrumens qu’on veut accor-der. \J accordoir du clavelïìn est de fer ; ila la forme d'un petit marteau, dont lemanche est creuíé de façon à pouvoir yfaire entrer la tête des fiches, afin de tendreou lâcher les cordes de l'instrument, & parce moyen en hausser ou baisser les tons.Voye[ Accord, Accordoir d'orgue.
Accordoirs , f. m. pi. ces instrumensqui servent aux facteurs d’orgue pour ac-corder les tuyaux d’érain & de plomb del’espece des tuyaux de mutation, sont descônes de cuivre creux.
ACCORDS de /'étrave , voye^Etrave.
S ACCORE , f. m. ( Marine. ) Lesaccores sont de fortes pieces de bois placéesd’une maniéré presque perpendiculaire, ôcdont l’usage est de soutenir & d’appuyer unvaisseau, particulièrement loríqu’on le conssnuit, & loríqu’on le met dans un baiíîn.On distingue alors plusieurs sortes d’acco-res, qui tous prennent leur nom de l'endroitdu vailïèau qu'ils appuient : c’est ainsi quel’on dit les accores de t étrave & les accoresde l'étambot. Ceux placés dans la longueurdu v ai fléau prennent de même leur nom ,mais on les range avec un certain ordre quevoici : chaque couple de levée ( ceux derempliflàge n’en ont point ) est soutenu partrois accores de différentes grandeurs. Leplus court, ou le plus près de la quille ,porte lur le fond du vaiíîèau, & se nommeaccore de simd ; le second se nomme aert