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Core du milieu ou d.'entre-deux ; & le plusélevé , qui porte fur le fort du vaisseau, lenomme accore de fort. Tous les bâtimensde guerre ayant ordinairement seize cou-ples , il s’enfuit qu'un grand vaisseau n’estpas soutenu par un plus grand nombre & ac-cores qu’une frégate ; & la différence neporte que fur leur force. On ne s’assujettitpas à cette réglé pour les petits bâtimens.Tous les accores de fond doivent être ran-gés en ordre, & former une ligne qui porteauss le nom de premier rang d 'accores ;il en est de même des autres , qui outre lenom de la partie qu'ils appuient, font aussidésignés par second & troisième rang & ac-cores. Tous ces accores ont leurs boutsassujettis fur le vaisseau & fur le chantierou le bassn par des taquets, afin qu'ils nepuissent glisser. Les accores font ordinaire-ment faits avec les bois de démolition , ouavec des matériaux qui ne peuvent servir àautre chose. Lorsque le temps vient de bor-der & de calfater le vaisseau , on Jeve tour-à-tour chaque accore pour travailler au des-sous de l’endroit où il porte , & on les re-met ensuite en place à mesure que l'ouvrageest terminé.
11 y a une autre sorte d ‘accore que l’onnomme clefs. ( Voye[ ce mot. )
Accore , adj. ( Marine. ) côte accore ,c’est une côte dont le fond augmente con-sidérablement dès l’instant où l’on s’enéloigne , & dont l’élévation assez considé-rable , & presque perpendiculaire au dessusde l’eau , la rend d’un accès très-diííìcilcpour celui qui voudroit descendre ou mon-ter le long de cette côte. 11 est difficilede se sauver lorsqu’on échoue à une côteaccore ; outre la difficulté de s’y accrocherLc de la franchir, pour peu qu’il y ait demet, les vagues pouffent & brisent les corpsdes naufrages contre les rochers qui tou-jours forment une côte pareille. Ce nomà’accore lui est donné par le rapport qu’ellea avec la position presque perpendiculairedes accores dont nous avons parlé. ( M. lechevalier de laCoudraYE.)
§ ACCORER , v. a ( Marine . ) signifieappuyer , soutenir, étançonner.On accoreune chose pour la tenir d’une positionqu elle ne garderait pas si elle n’étoit pointsoutenue, On accote un vaiffeau que l’on
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a mis dans le bassn. On accore les couplesd’un vaiffeau que l’on construit. On accoreun poids pour qu’il ne soit point renversépar le roulis. ( M. le chevalier d e í ACoudraye. )
ACCORNE , adj. terme de Blason; il{e dit de tout animal qui est marqué dansf écu , lorsque ses cornes sont d’autre cou-leur que l’animal.
Masterton, en Angleterre, de gueules àune licorne paffante d’argent, accornèe &Conglée d’or. ( V )
ACCORRE de triangle. Voye^Triangle.
Accorre droite , terme de Marine , c’estcelle qui appuie fur terre, au lieu que lesautres vont appuyer de travers fur les pré-ceintes du vaiffeau.
ACCOSTÉ , adj. terme de Blason ,dont on se sert en parlant de toutes lespieces de longueur miles en pal, c’est-à-dire , occupant le tiers de Pécu de haut enbas par le milieu , ou miles en bandes ; cequi veut dire occupant diagonalement letiers de l’écu de droite à gauche , quandelles ont d’autres pieces à leurs côtés. Lepal est dit accosté de jìx annelets , quandil y en a trois d’un côté & autant de l’autre »&c la bande est dite accostée , quand lespieces qui sont à ses côtés sont couchées dumême sens, & qu’il y en a le même nombrede chaque côté. Lorsqu’on emploie des be-sans, des tourteaux, des roses, des anne-lets , qui sont des pieces rondes, on peutdire accompagné au lieu d "accojìé. Voye £Accompagné.
Villeprouvée, en Anjou &c en Cham-pagne , de gueules à bande d’argent uc-costée de deux cottices d’or. ( V)
Nerestang de Gadagne, à Paris, d’açurà trois bandes d’or , accostées de troisétoiles d'argent ; les étoiles posées entre lapremiere & la seconde bande. (G. D. I. T. )ACCOSTE-ABORD, C Marine. ) c’estce qu’on dit pour obliger un petit vaiffeauou une chaloupe à s’approcher d’un plusgrand navire.
ACCOSTER, v. a. ( Marine. ) signifieapprocher , aller à , mettre côté à côté ,ou côte à côte. Un vaisseau craint detrop accoster la terre. Un canot accoste souvaisseau. Une barque accoste le quai.