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On se sert aísez souvenc de ce verbe àl’impératif ; accuse à bord, accojìe ici.(M. le chevalier DE la CoUDRAYB. )
Accoster les huniers , accojler lesperroquets; c’eiì faire coucher les coins oules points des huniers ou des perroquets, àla poulie qu on place pour cet effet aubout des vergues. Voye^_ Hunier , Per-roquet , Vergue.
ACCOTAR , ACCOTARD , f. m.
terme de Marine ; piece d’abordage quel’on endente entre les membres, 6c quel’on place fur le haut d’un vailfeau pourempêcher que l’eau ne tombe lur les membres. Les accotars d’un vaisseau de centtrente quatre pies de long, doivent avoirun pouce Sc demi d'épaillêur. \J accotai- estpolé fur le bout des allonges. (Z J
ACCOUCHÉ , ÉE, part. Voyei Ac-couchement.
Accouchée , subst. fém. femmequi ejl en couche. Voye \' Accouche-ment.
ACCOUCHEMENT , s. m. dans l’éco-nomie animale , action par laquelle la ma-trice se décharge au bout d’un certain tempsdu fruit de la conception. Voyc ^ Matrice6' Conception
Il s’agit de trouver une cause qui au boutde neuf mois nous délivre de la p n Ion oùla nature nous a fait naître : mais malheu-reusement en Physiologie , comme danstoute autre science,lorfqu’il s’agit des cauíespremieres , l’imagination a toujours beau-coup plus de part dans leur recherche quela vérité ; delà cette diversité si grandedans l’explication de toutes les actions prin-cipales des corps animés. C’est ainsi queles uns ont prétendu que c’étoit le défautd’alimens qui faisoit que le foetus cherchoità sortir : d’autres, que Pensant se détachoitde la matrice par la même raison que lefruit se détache de l’arbre ; ceux-ci ontavancé que l acreté des eaux renferméesdans l’amnios obligeoit Pensant à se mou-voir Sc à chercher la sortie -, Sc ceux-làont pensé que l’urine Sc les excrémens sor-moient une certaine masse, que leur âcretéqui incommodoit le fœtus, de concert aveccette pesanteur, le contraignoit à fie mou-voir; que par ses mouvemens la tête setournoit du côté de la matrice , Sc que le
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visage regardoic ordinairement le coccyx fque dans cette situation les intestins Sc lavessie picotés par l’urine Sc par les excré-mens, causoienr encore plus iPinquiétudeau fœtus dans le bassin ; que cette actionde la mere augmentoit le tenefme, Scpar conséquent les efforts : Sc que le con-cours de ces cauíès ouvroit la matrice, S’c.
Pechelin Sc Bohn, n’ontpas été satisfaitsde cette opinion ; ils ont cru mieux expli-quer le phénomène dont il s’agit, en difâncqu'il réfultoit d'un effort du fœtus pourrespirer, qui le faisoit tourner vers l’ori-nce de la matrice. Bergerus est plus portéa croire que la situation gênante où se trouvele foetus, est la cause par laquelle il sctourne, &qu’il change de place. Marinusattribue , contre toute vérité an atomique,P accouchement au changement de Puterus ,qui perd de ion diamètre , Sc devient unsphéroïde plus allongé & moins étendu.
Toutes ces idées ne font que des dé-penses d’efpnt qu’onc fait divers philo-sophes, pour éclairer le premier passage quinous a conduit à la lumière. La premierscause irritante est fans doute, comme l’ob-(èrve le docteur Haller ( Comment. Boer -haav. ) dans le fœtus. En effet, dans lesanimaux il rompt l’ceufpar son propre effort,il éclot : cela se volt quelquefois dans lesquadrupèdes , toujours dans les oiseaux ,dans les viperes , Sc dans les insectes. Cefœtus se trouve de plus en plus incom-modé, tant par son méchonium, que parl’angustie même du lieu , Sc par la dimi-nution des eaux ; ce qui produit de plusfréquens froillemens contre la matrice, quinaissent du mal-aise que le fœtus sent ,d’autant plus que le cerveau s’accroît da-vantage , Sc que ses organes se perfec-tionnent : delà tous ces fœtus venus vivansaprès la mort de la mere, ou sortis parune chute de la matrice qui étoit fansaction. Ensuite , il est indubitable que Pi ir-ritation se communique à la matrice pro-portionnellement aux plus grandes inquié-tudes du fœtus, à fa pesanteur, à sa force,à la petite quantité d’eaux qui l’enveloppenr ;d’ailleurs il paroît que la matrice ne peuts’étendreque jusqu'à un certain point fixe »Sc il est raisonnable de penser que la merene peut manquer de beaucoup souffrir