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1* fémur a acquis une longueur de 101 j 1centièmes , ce qui fait pour chaque jour , ! Idu poulet éclos , un accroissement qui est I '•à celui du temps de l'incubation comme ri à 50. Le reste de la vie d'une poule triple acette lotìgueur. c
La membrane ombilicale du poulet,qu ona prise autrefois pour Pallanroïde , a des 1accroijsemens beaucoup plus rapides. Elle \commence à paraître le troisième jour de \l'incubation ; elle ressemble alors à une cveíïìe vasouleuse , soutenue par un pédon-cule. Son plus grand diamètre est alors de ^11 centièmes de pouce. Elle a jusqu’à 158 1de ces centièmes le sixième jour. Vers la tfin de l'incubation elle occupe l'œuf entier; j1elle renferme également le blanc & le jaune. I \Son accroissement en longueur est plus grand >que celui du fœtus, mais elle n'acquiert pas >autant de masse. 1
La figure veineuse occupe une partie de il’enveloppe du jaune ; elle présente le coup- 1d'ceil le plus agréable , & elle est formée 'par un réseau de vaisseaux rerminé par un >orle de cercles veineux. Elle est annoncee 1par des taches jaunes , qui forment un arc >de cercle , & qui ferment un espace dès la Itrente - sixième heure de ^incubation : le 1diamètre en est alors de 3 5 centièmes : ;elle est rouge & de 51 centièmes à la findu second jour : à la fin du troisième jour 1le grand diamètre est de 111 centièmes ;à la fin du huitième de deux pouces ; falongueur est alors six fois plus grande qiPà3 6 heures. Mais cette membrane a un pointde rebroussement. Elle diminue continuel-lement depuis la findu huitième jour , &disparoît presqu'entiéremenc le vingtièmejour.
11 y a dans l'homme & dans les animauxdes accroijsemens particuliers qui n’ont lieuqu'à certaines époques. Tel est Y accroisse-ment de la barbe , celui des cornes du cerf;l'enfiure du sein , celle des vésicules de !l’ovaire, de l'utérus après la conception , Ides dents dans les premieres années del’enfance.
11 y en a d'autres qui n’ont lieu dansl'homme que par une maladie. Les gonfle-mens des glandes lymphatiques de la gorge,du mésentère , celui de la glande thyroïde Idans le goëtre, les tumeurs de toute efpcce,
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les fquîrrhes, les enflures causées par Pair,par une liqueur épanchée , & ces accroijse-mens vicieux étendent peu-à-peu la peau,lesmembranes, & sur-tout les vaisseaux. Lesartères & les veines d'une tumeur adipeusedeviennent d'un diamètre prodigieux.
Après l'énumération des accroijsemens quenous avons exposés avec beaucoup de réser-ve & de brièveté, nous allons tâcher de dé-velopper les causes &c le méchanisme dontelles dépendent.
Parmi les causes , il y en a d’extérieures,& qui n'ont pas leur siégé daus l'animal.La chaleur, leul moteur de Yaccroissementdes plantes, précipite celui des animaux.Les animaux croissent plus vîte dans lespays chauds , il y faut moins de jours aupoulet pour éclore. Les femmes parvien-nent plutôt à la puberté , les hommes ontPefprit formé plus vîte dans l’Amériqueseptentrionale , dont la chaleur est plusforte & plus constante , que dans les pro-vinces tempérées de PEurope. La chaleurranime les insectes au printemps, & ellerend la vie & la circulation aux animaux,qui ont passe Phiver dans un état d’astòupisefement. La chaleur du fumier accéléré lamue des oiseaux , & donne de la vivacitéaux couleurs de leurs plumes.
C-e n'est cependant pas par elle-même ,que la chaleur procure Y accroissement. Lepoulet doit le sien à des causes plus pro-chaines. Dès que son cœur a cesse debattre , la même chaleur, qui paroiflbicaccélérer Y accroissement & le développe-ment des parties de l'animal , ne produitplus qu’une infection détestable dans l’œufcouvé ; les liqueurs deviennent d’un verdsale & opaque, & le fœtus demeure telqu’il a été dans le moment que le cœur aperdu son mouvement,fans avoir augmentéde volume, & fans que la figure veineuse,composee des vaisseaux du fœtus, se soirélargie le moins du monde. Mais le fœtusde la baleine croît fous les glaces duSpitzberg, & dans un froid qui fait dumercure un métal solide : le cœur, doncla force seule reste au baleinon , lui suffitpour résister au froid meurtrier des eaux ,pour dilater ses vaisseaux , & pour pro-: curer à son corps les accroijsemens néces-, faires. Qtez-lui ion cœur, ne touchez rie»