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Tome premier.
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au reste de l'animal, il ne serábientôt qu’unglaçon immobile.

Les plantes croiísenc par ['absorption dessucs de la terre , Sc la cause la plus pro-chaine de. cette absorption est f attractiondes tuyaux capillaires, dont la racine estcomposee. Mais l’animal différé dlentiel-lement de la plante, parce qu'ii a au dedansde lui - même les tuyaux abforbans , quiattirent la nourriture , Sc qui íbnt analo-gues aux racines des plantes. Il y a eu desauteurs modernes qui ont attribué à lavapeur pompée des intestins , Sc portéepar Ion propre mouvement au coeur, lemouvement Sc la vie de l’animal. Mais ilest ailé de voir que les intestins remplisdc chyle , & le mésentère plein de vais-seaux lactés, ne donnent aucun mouve-ment à l’animal dont le cœur est devenuimmobile.

La forte contraction des élémens desparties solides du corps animal, & de lamembrane cellulaire en particulier, & l’at-traction des vaiílêaux capilaires peuventmodifier V accroissement Sc diriger la con-formation des parties de ce corps : maisces forces ne iauroient donner aux humeursanimales une impulllon qui prolonge lesvailseaux.

Comme on a tâché d’enlcver de nosjours au cœur l’honneur d’être le premiermobile de la machine animale , il ne ferapas inutile de rapporter les raisons qui nousont portés à lui reconnoître ce privilège.Le cœur agit avec une vivacité surprenantedans le poulet renfermé dans l’œuf, dèsla quarante-deuxieme heure de l’incuba-rion. Rien n’égale son irritabilité ; il résisteà faction de l’eau froide ; on l’a vu dansun œuf plongé sous cet élément, conti-nuer ses gustations pendant 12 heuresentieres.

Dans le temps que le cœur agit avectant de vigueur, le reste du poulet n’eftqu’unc gelée immobile : le cerveau a lafluidité d’une eau un peu troublée : lesjambes & les ailes , encore invisibles, nefont long-temps après qu’une gelée : lesintestins, également invisibles, sont sensirritabilité, ils n’en montrent que plusieursjours après. A cette époque il n’y a encoreaucun vestige des antres muscles , Sc moins

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encore du diaphragme , qui, dans les oi-seaux , ne devient, à la vérité, jamais muf-culeux. Aucun viscère ne paroi t encore.

Si, dans cet état , il n’y a rien dansl’animal qui soit susceptible de mouvement;si le reste de l’animal n’est qu’une glu inca-pable d’cn produire ; si le cœur seul, avecla veine cave , s’agite Sc pouste le sangdans les artères ; si la chaleur fans le cœurne peut rien pour produire de l’ accroijj'cmentau fœtus ; si l’animal s’accroît dans l’air leplus rigoureux : il paroît que le cœur est leteul moteur du corps animal.

Dans une brute plus formée , vive Scagissante , quadrupède, oiseau, poisson ouamphibie , il reste du mouvement dans les'altérés tant que le cœur continue de battre.S’il ne suffit plus pour pousser le sang dansles vaisseaux éloignés, & s’il ne le fait allerque juíqu’à quelque distance, dès-lors toutest immobile dans les parties de fartere ,qui ne reçoivent plus lc mouvement d ucœur ; le microscope ne découvre plusque des monceaux de globules fans mou-vement.

Quand le mouvement du sang s’éteintdans l’animal mourant, on le rappelle enirritant le cœur par la chaleur ou par lesouffle ; il recommencera dans ce momentà battre , Sc toute la machine reprendra lemouvement. On verra les globules arrêtésenfiler de nouveau les branches des vais-seaux , les amas immobiles de ces globulesse dissiperont, Sc tout rentrera dans l’ordre.On n’a rendu cependant à l’animal que lemouvement du cœur. Dansi’homme mêmequ’on retire de l’eau fans chaleur Sc fanspulsation ; dans une femme qu’une défail-lance pourroit avoir privée de la vie, lecœur rappelle au mouvement, ranime luiseul la machine enciere, & lui rend la cha-leur Sc la vie.

Quand, au contraire, le mouvementcirculaire du sang sefaicavecla plus grandepromptitude ; quand les globules glissentavec aisance par les veines capilaires, dontun seul suffît à remplir le diamètre ; quandtoute la machine joue avec aisance, on n’aqu’à lier l’aortc , ou qu’à arracher le cœur ;il y aura un moment où le mouvement dusang sera renversé, où le sang reviendrapar les artères, se rendra au cœur ; mais